BoGasy : L’afro, c’est chic !
9 septembre 2020 // Mode & Design // 10522 vues // Nc : 127 - 128

Hasimalala Kelhie redonne ses lettres de noblesse au prêt-à-porter « vita malagasy », à travers sa marque BoGasy. Après s’être fait un nom grâce à la mode masculine, avec des créations flirtant avec l’afrochic, elle s’apprête maintenant à conquérir le cœur de ces dames.

Exit les costumes trois-pièces sombres et ternes. Avec la marque BoGasy la gent masculine s’habille désormais dans des couleurs flashy et survitaminées ! Hasimalala Kelhie, conseillère en image et fondatrice de BoGasy, ne jure en effet que par des créations colorées, saupoudrées d’une touche afrochic. Son objectif à travers sa marque de prêt-à-porter est clair : « Je veux représenter le peuple noir, sa culture, son état d’esprit et sa façon de vivre pour prouver au monde entier que l’Afrique est l’avenir. »

Un an après son lancement officiel, BoGasy a réussi à se faire un nom à l’internationale. Désormais, les célébrités locales et internationales ne jurent plus que par cette marque aux créations modernes et originales. « Je veux prouver que BoGasy peut rivaliser avec les marques étrangères et mettre un terme aux critiques qui affirment que le vita Malagasy est temporaire et mal fait. » On peut dire que le pari est gagné pour Kelhie qui compte parmi sa clientèle des stars comme Shyn, Denise ou encore Kylian Mbappé.

En 2007, lorsqu’elle a débuté en lançant une marque de T-shirt avec certains de ses amis, elle était loin d’imaginer l’influence que BoGasy aurait aujourd’hui. « Ce projet a été mis en stand-by jusqu’en 2019. Je commençais à habiller les femmes rondes à travers la marque Curvy-Chic Fashion, dont Denise et la marraine. Shyn m’a alors abordée et m’a demandée de faire un costume pour lui. J’ai eu soif de me donner dans un truc qui me passionne et un an après nous y voilà. »

BoGasy est partie d’une passion, mais surtout d’un désir de rendre hommage aux figures paternelles de son enfance. « Mon grand-père était un homme coquet, toujours sur son 31. Je me suis dit que tous les hommes devraient être stylés, peu importe sa classe et son âge », confie Kelhie. Et d’estimer « qu’on ne prend pas assez soin du style des hommes Malgaches. » Pour y remédier, Kelhie a créé quatre collections qui s’inspirent des différentes facettes de la gent masculine.

Sa première collection, sobrement baptisée Homme, a été créée pour les « timides, forts, élégants et sensibles. Les hommes sont imprévisibles et j’ai voulu donner à chacun une identité. » Comme à son habitude, Kelhie a créé des looks élégants et chic, qui s’inscrivent toujours dans l’esprit afro.

On retrouve sa signature à travers des tissus à imprimés ethniques et aux influences africaines, comme la wax. Ceux qui affectionnent les looks BCBG trouveront leur bonheur dans la collection Confine qui lui a permis de revisiter le kimono et le « peignoir chic. » La collection Rainbow, quant à elle, a été l’occasion de donner libre cours à son amour pour la couleur à travers des costumes qui s’inspirent de la tendance colorblock. La dernière, mais non des moindres, et la collection Bogasy, destinée aux « jeunes hommes cultivés et stylés » qui affectionnent les looks afro urbains.

Face au succès rencontré par BoGasy, Kelhie projette actuellement de conquérir la gent féminine avec le lancement de la marque Queendom. Elle prévoit également d’ouvrir une agence de mannequinat et de se lancer dans l’habillement pour enfants avec la marque Baby-Boss by BoGasy. Bref, ça bosse un max.

Propos recueillis par Miora Randriamboavonjy

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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