2020 - Beaucoup de bruit pour rien ?
9 décembre 2020 // Media & Add-0n // 8313 vues // Nc : 131

« La première règle de 2021, c’est de ne pas parler de 2020 ». Mais nous allons quand même en parler. Parce que, mine de rien, malgré les confinements, le monde du jeu vidéo a été pas mal secoué par cette année. Voyons ensemble les trois plus grosses infos à retenir.

Worlds 2020, championnat du marketing

Plusieurs semaines avant les Worlds 2020, et même au-delà, Riot Games lance un influenceur digital qui finira par être disponible sur League of Legends. Problème :  l’éditeur est accusé par les joueurs de mettre plus avant le côté influenceur et marketing de la jeune Séraphine que son gameplay, et donc de prioriser la publicité à la qualité. L’énorme campagne aux côtés d’un groupe de K-pop virtuel dans le top des écoutes iTunes a nettement pris le dessus sur le soin apporté au personnage une fois en jeu (en une du magazine chinois « Dazed » carrément !)

Devenu trop commercial ou non, on ne peut pas reprocher à Riot de vouloir rendre son business plus rentable qu’il ne l’est déjà. Cette année, son championnat du monde a vu des partenariats inattendus. Avec Louis Vuitton l’an dernier, cette fois-ci nous avons eu droit à Mercedes et Oppo. L’entreprise nourrit la crainte de voir les joueurs se transformer en simple consommateur d’un produit marketing. Loin de signifier la chute de ce grand du jeu vidéo, il n’empêche que la direction prise depuis l’arrivée de Séraphine sur les médias sociaux à laisser plus d’une opinion impopulaire.

Covid oblige

Impossible de parler de 2020 sans évoquer le MVP (Most Valuable Player, meilleur joueur) de l’année ! Quasiment tout l’univers du jeu vidéo a été impacté par la pandémie, en bien ou en mal. Car, oui, il n’y a pas eu que des nouvelles pour tout le monde. Mais d’abord, une minute de silence pour les pauvres âmes qui ont tant espéré voir des triples A de la next-gen sortir en même temps que les nouvelles consoles (non, on ne cible personne, et surtout pas Xbox *tousse*). La scène sportive a aussi gravement souffert des multiples annulations dues à l’interdiction des regroupements.

Faute à une architecture en ligne encore instable (le comble pour un milieu se voulant au cœur de l’innovation), plusieurs événements autour de jeux majeurs ont passé leur tour cette année, dont l’EVO (Covid + scandale, vraiment pas un combo gagnant pour celui-là). D’autres ont toutefois réussi à s’adapter, comme les divers championnats régionaux de League of Legends, et leur saison a pu se dérouler sans souci majeur. À Madagascar, il aura fallu attendre le mois d’octobre pour retrouver un semblant d’activité, et le mois suivant pour que les différents pansent leurs plaies et redémarrent, avec les plans pour la saison 2021 déjà préparés.

Next-gen, on achète ou pas ?

L’arrivée d’une nouvelle génération de consoles est toujours un événement, et 2020 a été rythmée par les annulations de sorties et les rumeurs et petites infos concernant les monstres qui sont finalement sortis en fin d’année. L’éternelle question se pose alors : on achète ou pas ? Le cœur dit « oui », le portefeuille dit « non ». Mais la tête a aussi son grain de sel à ajouter. Concernant la next-gen, la presse et les influenceurs sauront être unanimes sur ce point : éviter l’achat, au moins lors de la première année de sa sortie, essentiellement pour deux raisons. La première et la plus évidente, c’est que les constructeurs ont assuré que les plus gros jeux sortiraient aussi sur l’ancienne génération (PS4 et Xbox One), pour donner le temps aux joueurs de faire la transition entre les deux « époques ». La seconde est que lors de sa sortie, la next-gen ne sera pas encore optimisée et que les constructeurs mettront du temps à corriger les défauts des hardware et software, puisqu’ils auront besoin des retours des consommateurs (dont la presse spécialisée et les influenceurs). Objectivement, le meilleur moment pour l’acquisition est sans doute l’arrivée d’une version « pro » des consoles. Alors inutile de se presser, et gardons à l’esprit que nos consoles actuelles ne seront mortes que lorsque nous déciderons de ne plus y toucher.


Propos recueillis par Eymeric Radilofe

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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