Ramjasy : Rap conscient
1 mai 2022 // Musique // 10770 vues // Nc : 148

Une musique et des textes qui interpellent mais surtout qui donnent de l’espoir. C’est ce que le groupe Ramjasy veut montrer à travers leur premier album Toateny qui devra sortir pour ce début du mois de mai. Les six membres proposent un rap conscient entre jazz, soul et musique traditionnelle malagche.

Le groupe se distingue par son éclectisme mais dont le cœur reste le rap. Des textes engagés qui livrent une vision plutôt positive de la société actuelle. Des textes écrits par Toavina Rafanomezantsoa qui a fait du rap, des rimes et de la poésie son arme de prédilection pour éveiller les consciences. Il commence à écrire en 2014 et sort un premier album trois ans plus tard mais malheureusement, n’a pas trouvé écho auprès du public.
En 2018, il fait la rencontre du Sandy Rajaofetra qui lui propose une tournée avec deux autres rappeurs déjà connus, Epistolier et Eklyps. « C’est à ce moment-là que j’ai su ce que je voulais vraiment faire, du rap mais avec de vrais musiciens et ne pas faire appel à des beatmakers. » Il se lance donc dans l’aventure, d’abord avec Tahiry Andriamanoro, batteur, chanteur et arrangeur. Ensuite, la formation se complète avec Rasafidy à la valiha, Boka Rahaj à la guitare, Angelo Santatriniaina à la basse, Bil Rakotomalala, également à la basse.
« D’habitude, les rappeurs font des featuring entre eux. Cette fois-ci, nous voulons plutôt faire des collaborations entre musiciens pour donner plus de matière à notre travail. Par exemple, sur certaines chansons, comme Fanantenana tsy maty (L’espoir n’est pas mort), nous avons fait à appel au saxophoniste Kevin Mirija. » Grâce à ce mélange, le groupe offre une palette de sons et de mots dans chaque morceau. On retrouve parfois du jazz, de la soul, des rythmes malgaches sans en faire trop, toujours dans la justesse et l’équilibre. Le rap de Toavina s’écoute facilement pour ceux ou celles qui ont du mal avec ce genre musical. Une voix posée, sans agressivité. « Nous voulons garder la simplicité pour transmettre nos messages parce qu’on veut cibler un public large. Je pense que nous avons quand même réussi. Nous avons fait la première partie de The Dizzy Brains à la Teinturerie. Le public, très rock, était sceptique en nous voyant sur scène. Mais finalement, le public était ravi de notre prestation et surtout de notre musique. »
Le groupe s’est constitué un public majoritairement jeune, sensible à leurs messages. Toavina parle de la réalité, de l’environnement, des droits de l’Homme, des responsabilités des jeunes et surtout de l’espoir. « On entend souvent les gens dirent « Tsisy fika intsony ty Madagasikara ity (Il n’y a plus d’espoir pour Madagascar). Nous voulons prouver que c’est faux ! Je discute beaucoup avec de jeunes, qui eux, gardent espoir et font le maximum pour faire bouger les choses. Nous, nous le faisons à travers notre musique. » Et c’est dans un album de 15 titres intitulé « Toateny » que Ramjasy veut raconter cet espoir et leur histoire. « En plus des chansons, nous avons tourné une sorte de documentaire qui raconte notre parcours et la réalisation de cet album. C’est aussi important que les gens sachent qu’il y tout un travail derrière, c’est un réel investissement. » L’album sortira ce 2 mai.


Aina Zo Raberanto

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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