Morning D « On réveille les gens avec quelque chose de léger »
29 mai 2024 // Media & Add-0n // 9709 vues // Nc : 172

Cela fait 12 ans que l’émission Morning Dnous réveille, de 6 heures 15 à 8 heures sur la chaîne de télévision Dream’in. Retour sur cette émission devenue culte qui n’en finit pas d’évoluer, avec l’animateur phare, Christian Ratovonony.

Vos rubriques en constante évolution ?
Il y a les rubriques de base des matinales, avant il y avait la météo, les horoscopes, les cours de change, les rubriques insolites et astuces, ce sont des rubriques basiques. Après on s’est rendu compte qu’on n’a pas forcément besoin de présenterla météo. Nous avons ajouté des rubriques et arrêté certaines, elles vont et viennent avec les animateurs aussi. Là par exemple, on a des rubriques sur la faune, la flore.
Si un animateur prend la rubrique de quelqu’un, c’est mieux qu’il apporte sa touche personnelle au lieu de faire pareil. Notre but c’est aussi de donner des connaissances tout en s’amusant, on réveille les gens avec quelque chose de léger, quelque chose dont ils peuvent se souvenir rapidement, comme les petites leçons d’anglais. Tous les six mois nous nous réunissons pour savoir ce qu’il faut améliorer.

Tout comme le plateau…
Les animateurs donnent leur avis quand nous voulons changer le décor sur le plateau, et nous faisons appel à un prestataire pour le réaliser, un graphiste se charge du fond de plateau. Parfois nous dessinons à la main, et réalisé en maquette après. Le prestataire se charge ensuite de réaliser telle table ou telle cuisine. Le plateau est aussi décoré en fonction des différentes périodes et divers événements, il y a des sapins à Noël, des décorations autour de la Saint-Valentin.

Le retour des spectateurs ?
Nous réfléchissons sur les retours que nous recevons, pour ajuster la durée par exemple, en fonction de leurs demandes et nos propres réflexions. Il arrive aussi que les gens nous envoient des messages privés. Nous changeons quand il y a beaucoup de retours, ou pas, il y a quand même des choses qu’on doit un peu forcer. Nous ne connaissons pas le taux d’audience, on ne sait plus quelle agence de sondage est fiable, par contre, si nous faisons une blague, les gens réagissent, comme la fois où nous avons donné le numéro de Volasoa, son téléphone a beaucoup sonnéaprès. Nous avons 800 000 abonnées sur la page Facebook de Dream’in, mais les extraits de Morning D que nous y diffusons peuvent avoir 1000 vues en une heure.

Comment gardez-vous la relation avec eux face aux réseaux sociaux ?
Maintenant qu’ils ont moins de data, ils vont de nouveau regarder la télévision ; c’est vrai que les gens sont habitués aux réseaux sociaux, il faut chercher des moyens pour les relier à la télévision, s’ils ne peuvent pas suivre l’émission directement, ils en entendront quand même parler sur les réseaux sociaux. Les gens continuent à suivre car il y a des jeux en direct. Nous espérons aussi que la télévision à Madagascarne sera plus hertzienne, si la connexion devient abordable, ce sera une habitude de regarder la télé par Internet.

Propos recueillis par Mpihary Razafindrabezandrina

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Le 1er mai, à Madagascar, certains se lèvent à l'aube pour aller… travailler. Pas par oubli du calendrier, mais par nécessité. Il y a quelque chose de presque philosophique là-dedans. Depuis des décennies, le monde entier célèbre ce jour comme une victoire arrachée de haute lutte — Chicago, 1886, le sang des ouvriers sur les pavés, la semaine de huit heures comme horizon promis. Belle histoire. Sauf qu'ici, à Antananarivo comme à Tamatave, la question n'est pas tant de combien d'heures on travaille, mais bien de combien de travaux on jongle simultanément. Prenez ce vieux Mamy. Fonctionnaire le matin, revendeur de crédit téléphonique l'après-midi, et le week-end — discret, mais régulier — petit élevage de poulets en banlieue. Trois activités, un seul homme, zéro fiche de paie qui suffise. Ce n'est pas de l'ambition, c'est de la survie érigée en système. On appelle ça « avoir plusieurs cordes à son arc », expression polie pour désigner une réalité que beaucoup connaissent sans jamais nommer.Car le vrai travail malgache, celui qui fait tourner les familles, se passe rarement sous les projecteurs des statistiques officielles. Il est informel, inventif, insaisissable. Un peu comme ce personnage de Sisyphe — mais version optimiste : Sisyphe qui, en remontant son rocher, aurait trouvé le moyen de vendre des cacahuètes sur le chemin. Alors pour ce 1er mai, fêtons le travail — tous les travaux. Celui qu'on déclare et celui qu'on tait. Celui du contrat et celui du débrouillard. Avec une pensée particulière pour tous ceux qui, aujourd'hui encore, n'auront pas le luxe de s'arrêter pour célébrer. La fête du Travail leur appartient aussi. Peut-être même surtout.Solofo Ranaivo

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