Morning D « On réveille les gens avec quelque chose de léger »
29 mai 2024 // Media & Add-0n // 7797 vues // Nc : 172

Cela fait 12 ans que l’émission Morning Dnous réveille, de 6 heures 15 à 8 heures sur la chaîne de télévision Dream’in. Retour sur cette émission devenue culte qui n’en finit pas d’évoluer, avec l’animateur phare, Christian Ratovonony.

Vos rubriques en constante évolution ?
Il y a les rubriques de base des matinales, avant il y avait la météo, les horoscopes, les cours de change, les rubriques insolites et astuces, ce sont des rubriques basiques. Après on s’est rendu compte qu’on n’a pas forcément besoin de présenterla météo. Nous avons ajouté des rubriques et arrêté certaines, elles vont et viennent avec les animateurs aussi. Là par exemple, on a des rubriques sur la faune, la flore.
Si un animateur prend la rubrique de quelqu’un, c’est mieux qu’il apporte sa touche personnelle au lieu de faire pareil. Notre but c’est aussi de donner des connaissances tout en s’amusant, on réveille les gens avec quelque chose de léger, quelque chose dont ils peuvent se souvenir rapidement, comme les petites leçons d’anglais. Tous les six mois nous nous réunissons pour savoir ce qu’il faut améliorer.

Tout comme le plateau…
Les animateurs donnent leur avis quand nous voulons changer le décor sur le plateau, et nous faisons appel à un prestataire pour le réaliser, un graphiste se charge du fond de plateau. Parfois nous dessinons à la main, et réalisé en maquette après. Le prestataire se charge ensuite de réaliser telle table ou telle cuisine. Le plateau est aussi décoré en fonction des différentes périodes et divers événements, il y a des sapins à Noël, des décorations autour de la Saint-Valentin.

Le retour des spectateurs ?
Nous réfléchissons sur les retours que nous recevons, pour ajuster la durée par exemple, en fonction de leurs demandes et nos propres réflexions. Il arrive aussi que les gens nous envoient des messages privés. Nous changeons quand il y a beaucoup de retours, ou pas, il y a quand même des choses qu’on doit un peu forcer. Nous ne connaissons pas le taux d’audience, on ne sait plus quelle agence de sondage est fiable, par contre, si nous faisons une blague, les gens réagissent, comme la fois où nous avons donné le numéro de Volasoa, son téléphone a beaucoup sonnéaprès. Nous avons 800 000 abonnées sur la page Facebook de Dream’in, mais les extraits de Morning D que nous y diffusons peuvent avoir 1000 vues en une heure.

Comment gardez-vous la relation avec eux face aux réseaux sociaux ?
Maintenant qu’ils ont moins de data, ils vont de nouveau regarder la télévision ; c’est vrai que les gens sont habitués aux réseaux sociaux, il faut chercher des moyens pour les relier à la télévision, s’ils ne peuvent pas suivre l’émission directement, ils en entendront quand même parler sur les réseaux sociaux. Les gens continuent à suivre car il y a des jeux en direct. Nous espérons aussi que la télévision à Madagascarne sera plus hertzienne, si la connexion devient abordable, ce sera une habitude de regarder la télé par Internet.

Propos recueillis par Mpihary Razafindrabezandrina

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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