Novegasy : Derrière nos écrans, d’autres histoires
19 novembre 2023 // Media & Add-0n // 10457 vues // Nc : 166

Là où le drame, l’action, et la comédie se retrouvent, Novegasy promet le divertissement sur une programmation de séries entièrement malgaches. Lala Ramaherirariny, directrice des projets de chaînes chez Canal Plus passe toutes les nouveautés scénaristiques au peigne fin, avant de les offrir au grand public. Depuis trois ans, la chaîne recueille les Novelas malgaches pour en donner une diffusion exclusive à ses abonnés.

Séries malgaches, producteurs malgaches : la programmation de Novegasy varie entre les genres pour convenir aux goûts du public de l’Île.
Lala Ramaherirariny ne sous-estime pas les 24 heures de diffusion : cinéphile, elle lit chaque nouveau scénario pour en découdre le propos.
Bien qu’aidée d’un comité de lecture – des patrons de chaînes africaines - elle ne reçoit que les écrits qui ont rempli les critères préalables.
« J’ai rédigé un modèle à remplir pour tous ceux qui souhaitent soumettre leur projet : l’auteur y met une description de son histoire en une phrase, sa note d’intention, et donc ce qui rend la réalisation originale » explique-t-elle.
Après aval, la production est lancée.
La chaîne ne marque aucune pause aux nouveautés, d’autant que la plateforme s’ouvre à tous les producteurs du pays.

« Nous avons déjà collaboré avec une quinzaine de producteurs, dont trois d’entre eux - Avoko Production, Saricom, et Progénération -sont fixes. »  Un large choix s’offre au public, de Wisa en action, à Zovy ? pour les fans de série policière : les productions achetées par la plateforme.

Novegasy se hisse dans le top 5 des chaînes les plus regardées à Madagascar, pour un public variant entre 15 et 45 ans. Top 3 de celles des plus suivies par les abonnés de Canal Plus, la chaîne propose jusqu’à 800 épisodes par an. Chaque série en tient environ une soixantaine d’une durée de 45 minutes chacun. Sur ce chiffre, commence le défi de Lala Ramaherirariny : le responsable revoit toutes les histoires et leur écriture, sans en changer les grandes lignes, pour l’adapter au public. « Il y a certaines limites aux scènes de sexe, à ce qui attaque une religion, ou un parti politique. Je regarde les 15 premiers et derniers épisodes pour voir le fond, avant de l’envoyer à la programmation, en Côte d’Ivoire. » Tout le processus peut prendre de mois en année, sous le suivi pointilleux de la directrice. En réunissant les scénaristes malgaches, Novegasy trace une évolution permanente – principalement en soutenant le milieu du septième art. « Nous avons également décidé de récompenser nos acteurs par le Novegasy Award, afin de les encourager dans le travail. Je trouve que depuis nos débuts, une grande amélioration s’est remarquée dans nos productions, chose que le grand public ne voit pas forcément en se fiant aux précédents renoms des producteurs. » Pour la responsable de la chaîne, il est d’autant nécessaire d’éduquer le marché par un contenu d’abord basique mais évolutif.   

Si évoluer ne va pas sans s’offrir les opportunités, la plateforme renforce ses actions. « Nous prévoyons bientôt d’offrir une formation en écriture de séries avec Sonya Zain, experte de la Côte d’Ivoire. Afin de renforcer la capacité de nos productions locales. » La plateforme mise sur ses ressources humaines, mais surtout, et bientôt, sur une nouvelle production. « Nous sommes en train de travailler sur l’adaptation d’une série Bollywood en malgache, le titre sera « Soran-jadina ». Il s’agit d’un projet d’envergure, en ce sens, parce que c’est une production exécutive de la plateforme. » La directrice ambitionne également de reprendre les séries d’antan sous une nouvelle forme : Ankilabao 2.0 et Revy sa Ditra, reviennent avec une nouvelle génération d’acteurs.  De par sa contribution, Lala Ramaherirariny apporte une innovation constante au milieu. « Si auparavant, les producteurs ont dû créer des DVD à commercialiser, pour en ressentir les retombés financiers, cette nouvelle plateforme offre un moyen simple de diffuser leurs séries au large public » explique la directrice. Cela va sans oublier que le milieu se construit petit à petit, et que chaque nouveau projet tient en elle une bataille pour améliorer la qualité des productions locales.

Propos recueillis par  Rova Andriantsileferintsoa
Lala Ramaherirariny : +261 34 42 275 60

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Sports : UTOP arrive à sa 17e édition

Lire

23 janvier 2026

Sports : UTOP arrive à sa 17e édition

L’Ultra Trail des Hauts Plateaux (UTOP) fera son grand retour du 1ᵉʳ au 3 mai 2026 pour une 17ᵉ édition qui s’annonce particulièrement dense. Après av...

Edito
no comment - Prêt à offrir

Lire le magazine

Prêt à offrir

Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

No comment Tv

Making of shooting mode – Janvier 2026 – NC 192

Retrouvez le making of shooting mode du 𝗻𝗼 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁® magazine, édition janvier 2026 - NC 192
Prise de vue : La Teinturerie Ampasanimalo 
Collaborations : Tanossi – Via Milano mg – HAYA Madagascar - Akomba Garment MG - Carambole
Make up : Réalisé par Samchia
Modèles : Mia, Alvine, Safidy, Ken, Santien, Mampionona
Photos : Andriamparany Ranaivozanany

Focus

African Series Of Poker

African Series Of Poker, en décembre à l’Hôtel Carlton à Anosy

no comment - African Series Of Poker

Voir