Maeva Châteaux : Vendre un lifestyle : le futur de la pub ?
8 novembre 2024 // Influenceur du mois // 6029 vues // Nc : 178

Maeva Châteaux s’apprête à internationaliser « Mélodie et Chrissie », une des cinq marques dont elle est maintenant la PDG. Son succès va de pair avec la communauté qu’elle a construite sur Instagram. Une publication à la fois, elle a converti certains de ses 120 000 followers en clients. Et si son succès consacrait l’importance des créateurs de contenu en marketing ?

Dans son showroom à Ambatobe, Maeva Châteaux donne à voir les fruits de son travail d’entrepreneure en série. Le visiteur remarquera la diversité des articles, différentes marques cohabitent la même salle. Pour les bébés, les enfants, les femmes enceintes et allaitantes, la marque « Mélodie et Chrissie » propose des vêtements, des accessoires et aussi des meubles pour les enfants. « Rose Madagascar » est une marque de prêt-à-porter pour femmes, une robe en crochet domine la pièce. « Eronn Madagascar » est une marque de sportswear dont la nouvelle collection arrivera bientôt. « Badafit Shop » revend des produits et des compléments alimentaires pour les sportifs et ceux qui suivent un régime.

Pour autant, il ne s’agit pas d’une boutique habituelle avec des marchandises sans histoire. Chacune des marques reflète un aspect de la vie de Maeva Châteaux. « Mélodie et Chrissie » a été créée par sa mère il y a trente ans, elle a repris les rênes en étant enceinte de sa fille.

Les deux marques relatives au sport rappellent le travail de son mari. Le prêt-à-porter reste dans ce cadre familial. « Je ne trouvais pas de quoi habiller mes enfants comme je le voulais, avec la qualité et les prix que je recherchais. Donc tout ce que j’ai créé jusqu’à maintenant, c’est d’abord pour mes enfants, je crée les collections autour de ça et c’est ensuite que je partage. Je décrirais mon contenu comme de l’amour, la famille, et la créativité ».

Même si elle tient compte des algorithmes d’Instagram pour que ses followers puissent s’identifier à son contenu, Maeva Châteaux met un point d’honneur à rester authentique. « Je refuse plusieurs contrats chaque semaine quand ils ne correspondent pas à mon image, je ne veux pas représenter des choses que je n’aime pas, ou qui ne sont pas en accord avec mes valeurs ou ce que je veux représenter, comme une marque d’alcool par exemple. Je pense qu’en tant que créateur de contenu, on a la responsabilité de partager des choses vraies, si on partage quelque chose qu’on n’aime pas juste pour un contrat, pour de l’argent, ce n’est pas éthique ».

Et cela fonctionne, beaucoup de followers deviennent des clients. « J’en suis sûre, car ma communauté est essentiellement composée de jeunes, de jeunes parents, de jeunes mamans, de jeunes qui veulent se lancer dans l’entrepreneuriat ». Pour elle, cette réussite prouve le pouvoir d’un contenu de qualité. « Les algorithmes ont évolué dans le sens où ils vont mettre en valeur les créateurs de contenu qui font des efforts, au niveau de l’image, du son, du montage, suivant les tendances sur les différents réseaux sociaux. D’ailleurs, mon équipe me dit que les publications génèrent beaucoup plus de ventes quand on me voit dedans, ou mes enfants, plutôt qu’une publication d’article ou de service lambda ».

Mpihary Razafindrabezandrina

Instagram : Maeva Châteaux

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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