Fy : Rire garanti !
20 mai 2024 // Influenceur du mois // 8164 vues // Nc : 172

Dans l’univers des influenceurs, se démarquer est un défi de taille, où seules quelques-unes brillent tandis que d’autres sombrent dans l’oubli. Au milieu de cette marée d’influenceurs, une jeune fille parvient à nous arracher des larmes de rire. Fiderana Rajaonarivelo, plus connue sous le nom de Fy, incarne à elle seule une singularité rare, alliant humour, charisme et talent. Avec plus de 200.000 followers sur Facebook, Fy s’impose comme l’une des meilleures influenceuses malgaches.

À seulement 16 ans, elle se distingue également comme l’une des plus jeunes influenceuses de sa génération. Son contenu, principalement axé sur des sketches, explore avec finesse les relations mère-fille, amicales, fraternelles, et bien d’autres. Elle offre ainsi un miroir comique de la vie quotidienne. « Je m’inspire beaucoup de ce que nous vivons au quotidien et de ce que nous observons dans la société. Ma mère est également une grande source d’inspiration. Les vidéos où je l’incarne reflètent notre réalité quotidienne ». En effet, Fy captive un large public qui se reconnaît dans ses vidéos humoristiques. Véritable humoriste dans l’âme, elle a su exploiter son talent avec brio. Sa grande-sœur raconte : « Fy a toujours eu le don de faire rire les gens. Elle créait déjà des vidéos hilarantes qu’elle partageait sur mon compte personnel à l’époque. Un jour, les encouragements des gens l’ont poussée à créer sa propre page pour partager ses talents avec un public plus large ».

C’est ainsi qu’en février 2022, elle a lancé sa propre page Facebook sous le nom de Fy, en utilisant son téléphone pour filmer, monter et partager sa première vidéo.

Malgré le succès financier que lui apporte son statut d’influenceuse, Fy ne voit pas cette activité comme une carrière à long terme. « Je viens d’obtenir mon baccalauréat, et j’ai d’autres objectifs à réaliser. Partager des vidéos hilarantes est avant tout un plaisir pour moi » confie-t-elle. Pour Fy, la difficulté réside dans la recherche d’idées pour ses vidéos, ainsi que dans le succès de celles-ci. « Si l’inspiration est présente, nous tournons la vidéo. Mais s’il s’agit d’inclure une publicité à la demande d’un client et que l’inspiration n’est pas au rendez-vous, ou si le client propose un concept qui ne nous convient pas, nous préférons passer » explique-t-elle. Avec un nombre croissant d’abonnés et des clients sollicitant ses services, Fy a du mal à gérer seule sa page. Heureusement, sa grande sœur prend en charge le rôle de manager, et gère les messages professionnels sur sa page Facebook. En outre, Fy partage avec nous les avantages de son statut d’influenceuse, comme la possibilité de manger gratuitement dans certains restaurants, comme le Bonjuk Ankadifotsy, ou encore de rencontrer des personnalités publiques et de recevoir gratuitement des vêtements et accessoires de mode.

Actuellement, elle collabore avec les 58ème Visiteurs, un tour opérateur proposant des voyages organisés. « Je propose un code promo : FY08, et si chaque client utilise ce code, une réduction de 50.000 Ariary par personne sera appliquée pour un voyage à l’international. Si nous atteignons notre objectif, je gagnerai un voyage à Dubaï » partage-t-elle avec enthousiasme. En dehors de cela, Fy nourrit le rêve de réaliser un voyage autour du monde, avec des destinations telles que Paris, New York, Séoul et l’Italie. Ses aspirations vont bien au-delà de son statut d’influenceuse. Si elle a un conseil à donner à ceux qui souhaitent suivre ses pas, c’est de rester fidèle à soi-même. En tout cas, ses contenus continuent de nous divertir sans jamais nous lasser, et nous sommes impatients de découvrir ce qu’elle nous réserve pour l’avenir !

Propos recueillis par  Cédric Ramandiamanana
Facebook : Fy
Contact : +261 38 75 798 98

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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