Kevin & Co. : Humour à plein temps !
11 décembre 2024 // Influenceur du mois // 19764 vues // Nc : 179

Derrière les vidéos hilarantes qui redonnent le sourire aux plus tristes se cache Kevin, alias Kevin & Co. Avec plus de 175 000 abonnés sur Facebook et 17 000 sur Instagram, ce créateur de contenu malgache basé à Paris a su se faire une place unique sur les réseaux sociaux, où il incarne une multitude de personnages, apportant joie et rires à son public.

Kevin, de son vrai nom Randriamanohisoa Tantelitiana Kevin, est surtout connu pour ses imitations et ses sketchs où il incarne à la fois des mères strictes, des enfants farceurs, et bien d’autres personnages haut en couleur. Ce qui le démarque, c’est son talent pour rendre la vie quotidienne drôle et relatable. « Ce que je veux vraiment transmettre à mes abonnés, c’est qu’on est tous dans le même bateau. Que ce soit les petites joies ou les grandes galères, on vit tous plus ou moins la même chose ». Ses vidéos sont un miroir de la vie familiale, où chaque génération peut y trouver son compte. Il espère qu'elles permettent aux enfants de mieux comprendre leurs parents, et aux parents d'avoir un aperçu du monde parfois chaotique de leurs enfants. Kevin voit cela comme un rappel que tout le monde s'efforce de bien faire, même face aux sacrifices et aux incompréhensions entre générations. Mais pourquoi jouer tant de rôles lui-même ?

« Je considère cela comme une compétence. C'est comme jongler, sauf que moi, je jongle avec des personnalités. La vie est trop courte pour se cantonner à un seul rôle ! » explique-t-il.

En effet, Kevin s’est lancé dans la création de contenu, il y a plus de quatre ans, presque par hasard, avec de petites vidéos d’imitation sur TikTok. Mais c’est pendant le confinement que son talent a véritablement éclaté aux yeux du public. « Tout a vraiment changé lorsque j'ai imité la vidéo virale Charlène rangah aza migafy a! de Lova Renée. Les gens ont vraiment adoré » se rappelle-t-il avec enthousiasme. Le succès de cette imitation a poussé Kevin à en faire d’autres, notamment celle du film malgache « Pitsana », qui a encore davantage captivé son audience. « Les gens ont commencé à me demander sans cesse de nouvelles vidéos, et c’est ce qui m’a motivé à créer la page Kevin & Co ». Le «Co.» dans son pseudonyme, précise-t-il, fait référence à la « compagnie », les multiples personnages qu’il incarne dans ses vidéos.

Même si ses vidéos donnent l'impression d'un projet collectif avec de nombreux acteurs, Kevin est, en réalité, une équipe à lui tout seul. « Je tourne avec mon iPhone et deux trépieds, et tout le reste, je le fais moi-même ». Du tournage au montage, en passant par la création des scénarios, tout est le fruit de son travail. « C'est vrai que pour les rôles féminins, je demande parfois l’aide de ma mère ou de ma sœur, mais sinon, je gère tout ». Derrière chaque vidéo de Kevin, se cache ainsi un travail colossal que peu de personnes imaginent. « Les gens pensent souvent que c'est juste des vidéos, mais non, c’est beaucoup de boulot. Chaque détail compte, et cela prend du temps ». Mais être créateur de contenu n'est pas sans défis. Il confie que les collaborations avec les marques ne sont pas toujours faciles, surtout lorsqu'il faut trouver un terrain d’entente. De plus, la concurrence est rude sur les réseaux sociaux. « Chaque fois que je prépare une vidéo, je dois vérifier si quelqu'un n’a pas déjà eu la même idée ».

Cela le pousse à se concentrer sur ses propres forces, notamment les rôles de mamans, qu'il maîtrise à la perfection. « Mon objectif, c'est que mes abonnés se reconnaissent dans mes vidéos. Si quelqu'un se dit « Oh, c'est exactement ce que je vis ! », alors j'ai capté son attention » lance-t-il. Pour rester créatif, Kevin puise son inspiration dans son environnement quotidien, observant attentivement les interactions familiales et sociales qui lui permettent de créer des petites scènes aussi drôles que réalistes. « La créativité, c'est un peu dans mon ADN. J’ai toujours aimé ça, et ça me vient assez naturellement ».

En termes de projets, Kevin rêve d’élargir son audience à l’international. Bien que le jeune homme soit encore étudiant, il ne cache pas son ambition de percer en tant qu’acteur, peut-être même de jouer dans un film. « Qui sait, peut-être qu’un producteur tombera sur une de mes vidéos et m’appellera pour jouer dans un film, que ce soit à Madagascar ou en France ».

Cédric Ramandiamanana

©Photos : Kevin & Co
Facebook : Kevin & Co.

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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