Tikih Ranjisoa : Objectif paradis!
13 octobre 2024 // Influenceur du mois // 4634 vues // Nc : 177

Il a parcouru presque toute l’Ile, du Nord au Sud, d’Est en Ouest. Avec Tikih Ranjisoa, Madagascar se dévoile sous un nouvel angle. De la photographie aux réels, ce créateur de contenu passionné fait voyager ses milliers d’abonnés à travers les coins les plus paradisiaques de la Grande Ile, parfois si irréels qu’on se demande s’ils font toujours partie de Madagascar.

Avec plus de 32 000 abonnés sur Facebook, 8 000 sur Instagram et 9 700 sur TikTok, Tikih est devenu en quelques années une référence en matière de découverte touristique à Madagascar. Depuis ses débuts en 2020, il a su conquérir une audience grandissante, avide de paysages époustouflants, de bons plans et d’expériences inoubliables. « J'ai reçu des messages venant de l'extérieur me demandant de montrer de bons plans vacances ou de belles destinations. Les retours ont été incroyables, et c'est là que j'ai décidé de créer plus de contenus pour montrer la beauté de notre Ile », explique-t-il. Mais derrière les paysages de rêve se cachent des défis. Tikih se souvient de ses débuts, où il a dû investir de son propre argent pour réaliser ses vidéos, sans soutien d'agence. « Avec un ami, on avait pour projet de faire le tour de Madagascar et de documenter le voyage » confie-t-il. C’est après cette phase difficile qu’il est parvenu à intégrer une agence de communication et de tourisme, collaborant aujourd'hui avec des tour-opérateurs, et même avec le ministère du Tourisme.

L’une des raisons pour lesquelles Tikih s’implique autant dans la création de contenu est que, selon lui, beaucoup de Malgaches ignorent encore la richesse des destinations du pays. « C’est en partie notre rôle de promouvoir ces lieux ». Son style consiste à mettre en avant des plages paradisiaques, des hôtels de luxe, ou encore des bons plans culinaires pour un public étranger en quête de découvertes.

Pourtant, il souligne que ce travail ne se limite pas aux partenariats ou aux sponsors. Il arrive qu’il produise et partage des vidéos sans soutien financier, par passion pour la beauté de Madagascar. Mais ce qui distingue Tikih des autres créateurs de contenu, c'est son choix de rester derrière la caméra. « Je suis plutôt voix off et j’apparais rarement dans mes vidéos. Mais je travaille là-dessus, car il est important que l’audience puisse voir qui je suis » admet-il.
Licencié en Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (STICOM), Tikih attribue une grande partie de ses compétences à ses études. « Ce que je fais ne s’éloigne pas de ce que j’ai appris à l’université, même si le tourisme et le digital se mêlent désormais à la communication. » Pour lui, la création de reels fait pleinement partie de cet univers de communication. Toutefois, les risques du métier ne sont pas à négliger non plus.

Que ce soit en mer, où il a failli être emporté par les vagues, ou sur terre, en pleine randonnée, lorsqu’il a croisé des dahalo, Tikih a appris à ses dépens, l’importance de respecter les coutumes locales et les "fady" (tabous) propres à chaque région. « Ces expériences m’ont permis d’apprendre différents dialectes et de mieux communiquer avec les habitants ».

Côté collaborations, Tikih ne manque pas d'opportunités. Il a déjà travaillé avec des créateurs de contenu comme Tiary ou Mdg.aesthetics, mais aussi avec des marques locales comme Curly Aho. Partenaire officiel du projet « Loharano en voyage, » il intègre les produits made in Madagascar de la marque dans ses vidéos, emmenant ces articles dans ses explorations.
Toutefois, il déplore le manque de valorisation du travail des créateurs de contenu à Madagascar. «Ailleurs, les offices du tourisme et les ministères soutiennent les créateurs. De plus, la reconnaissance financière et la valeur de notre travail restent des sujets sous-estimés. Peu de gens réalisent les coûts de tournage, de matériel, ou de post-production ». Pourtant, la solidarité entre créateurs de contenu est l'un des aspects positifs de ce métier. «Nous nous soutenons mutuellement, ce qui crée une vraie cohésion. Nous voulons tous la même chose : montrer Madagascar sous son meilleur jour », dit-il avec un sourire.

Au-delà de Madagascar, Tikih rêve de repousser les frontières. Son ambition ? Explorer l’océan Indien, puis l'Afrique, et pourquoi pas, viser un jour l’international. «Je veux aussi explorer les petites îles de Madagascar, comme Nosy Tsarabanjina ou Ankao » , déclare-t-il. Avec un enthousiasme débordant, Tikih Ranjisoa représente une toute nouvelle vague de créateurs malgaches ! Malgré les obstacles, il fait briller Madagascar tant sur le plan local qu'à l'international !

Cédric Ramandiamanana
Photos : Tikih Ranjisoa

Facebook : Tikih Ranjisoa
0342084182

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Sports : UTOP arrive à sa 17e édition

Lire

23 janvier 2026

Sports : UTOP arrive à sa 17e édition

L’Ultra Trail des Hauts Plateaux (UTOP) fera son grand retour du 1ᵉʳ au 3 mai 2026 pour une 17ᵉ édition qui s’annonce particulièrement dense. Après av...

Edito
no comment - Prêt à offrir

Lire le magazine

Prêt à offrir

Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

No comment Tv

Making of shooting mode – Janvier 2026 – NC 192

Retrouvez le making of shooting mode du 𝗻𝗼 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁® magazine, édition janvier 2026 - NC 192
Prise de vue : La Teinturerie Ampasanimalo 
Collaborations : Tanossi – Via Milano mg – HAYA Madagascar - Akomba Garment MG - Carambole
Make up : Réalisé par Samchia
Modèles : Mia, Alvine, Safidy, Ken, Santien, Mampionona
Photos : Andriamparany Ranaivozanany

Focus

African Series Of Poker

African Series Of Poker, en décembre à l’Hôtel Carlton à Anosy

no comment - African Series Of Poker

Voir