La Kanette RG : Belles brochettes de bonne humeur
9 janvier 2025 // Sortir // 15531 vues // Nc : 180

Ankazomanga : quartier des meilleures brochettes. La Kanette RG est l’endroit incontournable pour une soirée chill autour d’un beau plateau de viandes bien préparées. Endroit vif et cosy pour les moments en amoureux au restaurant ou les soirées entre amis à la terrasse. Avec Gerand Hollis et Tsanta Evah Andriamahenisoa, le goût comme l’ambiance sont garantis.

Quelle est la petite histoire derrière La Kanette RG ?
La Kanette est inspirée de « Kanety » (bille) : dès qu’on lui donne un petit coup, il vrille, il avance encore et encore. C’est l’idée que nous voulions symboliser : il y a un objectif, et nous avançons vers cela. La Kanette RG est un projet que nous avons eu il y a 14 ans. Nous avions même un petit livre où écrire le projet, il ne nous restait qu’à le concrétiser. Passionnés par la cuisine, plus jeunes, nous préparions des plats durant nos rencontres en amoureux. Durant les fêtes de famille, nous cuisinions nous-mêmes : l’un s’occupait des grillades, et l’autre des mets et de l’entrée. Nos proches nous ont encouragés à ouvrir un local. Notre rêve était de nous établir en province, à Mahajanga, parce que nous sommes, disons, « amoureux » de cette ville. Chaque fois qu’on y allait, nous allions à la recherche d’un local, sans en trouver un qui nous irait. D’un autre côté, nous n’avions jamais trouvé le goût que nous cherchions quand nous sortions pour manger dans les grillades. Nous avons trouvé ce local à Ankazomanga, et l’avions ouvert un jour de janvier assez spécial, en commençant au rez-de-chaussée, avec cinq tables à l’intérieur, deux à l’extérieur et vingt couverts. Cela fait maintenant cinq ans que nous existons : nous avons décidé d’aménager les lieux il y a un an pour avoir, aujourd’hui, un étage et un rooftop.

Quel est l’esprit de La Kanette RG ?
La Kanette est un restaurant-grillade, mais nous avons aussi des plats basiques comme des pâtes. Comme nous voyagions beaucoup, nous découvrons des saveurs des côtes – avec un peu d’épices – que nous rapportons ici : c’est ce qui donne un goût peu commun à nos grillades. Nous n’avons pas fait de formation spécifique en cuisine, tout est parti d’un petit test à la maison et entre nous, et nous avons essayé d’évoluer avec le temps. Pour le restaurant, nous engageons également des cuisiniers débutants pour les former entièrement. En fait, la cuisine n’est pas un secret : chacun a son apport, et si l’on donne à un des cuisiniers les mêmes ingrédients que nous utilisons pour nos grillades, le goût sera toujours différent. C’est le « secret » : chacun a son « hasi-tànana » (talent). Après la rénovation, nous avons commencé à concevoir des événements : des soirées DJing ou Open Mic en weekend, ou des petites improvisations de musiciens qui, au départ, ont juste été entraînés par leurs amis pour venir ici. Ces soirées peuvent durer jusqu’à tard la nuit. En semaine, nous ouvrons à 10 heures et demie et fermons vers 22 heures. La Kanette est un endroit de rencontre entre les amis autour d’un verre et de bons plats.

Quels sont vos best-sellers ?
En considérant les retours des clients en général et dans les réseaux sociaux, nos best-sellers sont nos nems et sambos. Nous faisons également des plateaux de fruits de mer et des plateaux de crabes. Tous nos produits sont de qualité, commandés spécialement. Le prix des plats et des grillades varie : pour 1.500 Ariary, on peut avoir un « pakopako » (du pain plat) et un poulet grillé à 3.000 Ariary. On peut aussi déguster un poisson entier grillé ici. Nous accueillons aussi les anniversaires, si possible de nous prévenir plus tôt pour continuer à donner la qualité. Nos soirées sont très appréciées, même si, pris dans le service, nous ne voyons pas vraiment ce qu’il se passe : il nous arrive de sortir de la cuisine, de monter à la terrasse et de voir tout le monde chanter et célébrer. Pour l’avenir, nous ne lâchons pas le rêve d’ouvrir un local à Mahajanga : nous espérons concrétiser cela cette année. Nous sommes en train de travailler dessus, pour donner le même esprit à La Kanette RG.

Propos recueillis par Rova Andriantsileferintsoa

Facebook : Lakanette RG
Contact : +261 61 867 29 (Gerand Hollis)
+ 261 34 04 466 06 (Tsanta Andriamahenisoa)

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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