La haine dans la peau : vade retro videogame
25 mai 2023 // Media & Add-0n // 10997 vues // Nc : 160

Nous avons déjà parlé de ce que vous détestons dans les jeux vidéo, maintenant penchons-nous sur les jeux vidéo que nous détestons le plus. Car même si c’est notre loisir de prédilection, on ne peut pas tout aimer. C’est assez agréable de déverser son sel de temps en temps. Et bien que cela ait fait plaisir d’en parler pendant des heures, on va se limiter à trois titres qui nous sortent particulièrement par les yeux.

Mass Effect: Andromeda
Avez-vous déjà entendu parler la « magie BioWare » ? C’est le secret industriel bien gardé (et tant mieux) du studio de développement canadien visant à sortir un jeu dont les éléments ressemblent à l’assemblage d’un LEGO de l’Étoile noire qui aurait fait par un enfant de 4 ans. Pourquoi cela ? C’est le résultat d’une procédure qui consiste à démarrer la phase finale de production quelques petits mois avant ladite

sortie, là où d’autres studios prendraient beaucoup plus de temps pour une création de cette envergure. Inutile de rappeler la catastrophe que fut la réception de Mass Effect : Andromeda, alors qu’il avait été annoncé comme étant l’apothéose d’une saga qui aurait dû rester dans les mémoires comme une masterclass. Au lieu de ça, Andromeda n’est certes pas oublié, mais est souvent cité comme un cas d’école à ne jamais reproduire. Et les correctifs qui ont suivi n’ont pas effacé l’affront que nous avons subi.

Fortnite
Deux choses. Tout d’abord, c’est un petit plaisir coupable que d’entendre les fans de Fortnite crier au scandale parce qu’on critique leur jeu. Ensuite, mais pourquoi est-ce qu’on laisse encore ce battle royale exister ? Fanbase, univers, gameplay… on n’aurait pas assez de place ici pour dire ce qui ne va pas avec le joujou d’Epic Games. Avec de véritables diamants comme Apex Legends et Valorant, on n’a du mal à

comprendre pourquoi user son temps libre sur Fortnite. D’autant que ce jeu est un destructeur de culture populaire. On ne compte plus le nombre de fois où on a eu le cœur brisé quand un jeunot nous a dit que John Wick, Son Goku et Thanos viennent de son univers… Mais où va cette jeunesse.

La saga des Mario Party
Oui, on s’amuse quand on joue à un Mario Party. Oui, les mini-jeux sont globalement fun. MAIS ! Quelle frustration les bonus du jeu apportent ! Bien à l’aise avec notre position par rapport à l’étoile de la victoire à ramasser, l’IA choisit de la déplacer pour la mettre pile devant notre adversaire. En avance d’une étoile à la fin de la partie, l’IA décide cette fois d’en partager deux ou trois aux autres pour nous faire

boire nos larmes de sel face à une défaite loin d’être méritée. Le côté random ajoute du suspense au jeu, un peu de piment parfois voulu. Mais il faut avouer qu’il pousse plus à détruire les manettes qu’à en prendre soin.

Propos recueillis par Eymeric Radilofe

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Pierrot Men : Le regard d'une vie

Lire

6 juillet 2026

Pierrot Men : Le regard d'une vie

À l'heure où les écrans débordent de couleurs saturées et d'images consommées en quelques secondes, Pierrot Men rappelle qu'une photographie peut enco...

Edito
no comment - Tout feu, tout jeune

Lire le magazine

Tout feu, tout jeune

Le 12 août, on célèbre la Journée mondiale de la jeunesse. À Madagascar, cette journée a de quoi occuper un stade entier — les moins de 25 ans représentent plus de 60% de la population. Autrement dit, les jeunes ne sont pas l'avenir de Madagascar. Ils sont déjà le présent, et ils ont l'air pressés. Dans l'entrepreneuriat, ils sont de plus en plus nombreux à se lancer, à créer, à risquer — souvent sans filet, souvent sans aide, mais toujours avec cette énergie un peu folle qui fait qu'on se demande s'ils dorment vraiment la nuit. En culture, les nouvelles sont encore meilleures. Aina Rasamoelina vient de décrocher le Prix RFI Instrumental Afrique. Miangaly Elia rafle le Prix Paritana 2026. Madagascar rayonne, et ce sont des mains jeunes qui tiennent la torche. Alors oui, on pourrait s'arrêter là, applaudir et rentrer chez soi satisfait. Mais ce serait passer à côté d'une chose essentielle. La fougue, ça brûle fort — et parfois, ça brûle vite. Une flamme sans direction peut éclairer autant qu'elle peut consumer. C'est là que les aînés entrent en scène — pas pour reprendre le gouvernail, mais pour montrer où sont les récifs. Les jeunes ont la force, les vieux ont l'expérience, comme on dit. Ce n'est pas un combat de générations — c'est une question d'équipage. Partagez vos réussites, mais aussi vos échecs. Surtout vos échecs, d'ailleurs — ils enseignent mieux que n'importe quel manuel. À Madagascar, la barque avance. Il faut juste s'assurer que tout le monde rame dans le même sens.

No comment Tv

Interview - Razafindrakoto Fidel - Juillet 2026 - NC 198

Découvrez Razafindrakoto Fidel, fabricant de charrettes dans le no comment® NC 198 – juillet 2026.
Au PK 42 de la RN1, entre Antananarivo et Itasy, les étincelles jaillissent derrière un petit atelier ouvert sur la route. Razafindrakoto Fidel y façonne des charrettes métalliques et des équipements agricoles destinés aux campagnes malgaches. Héritier d'un savoir-faire familial, il perpétue un métier discret mais essentiel.

Focus

Sookany Trophy

Sookany Trophy, du 17 au 19 juillet à Antsiranana

no comment - Sookany Trophy

Voir