Katty se tape le questionnaire Pivot
1 août 2021 // Arts Plastiques // 5469 vues // Nc : 139

L’illustratrice Katty répond du tac au tac au fameux questionnaire de Bernard Pivot. Dix questions pour aller au fond des choses, pas plus !

Votre mot préféré ?
Perfect ! Practice makes perfect, plus on s’exerce, plus on devient meilleur.

Le mot que vous détestez ?
Égoïste. Je suis quelqu’un d’altruiste et je n’ai jamais apprécié l’égoïsme, pas plus que les gens narcissiques.

Votre drogue favorite ?
Les bonbons, si on peut appeler ça une drogue !

Le son, le bruit que vous aimez ?
Le son du violon joué avec beaucoup de tristesse.
Il y a tellement d’émotion dans la mélodie.

Le son, le bruit que vous détestez ?
La vibration des poids lourds quand je dors.

Votre juron, gros mot ou blasphème favori ?
« Neneman », une façon de sortir un peu du juron trop malgache.

Homme ou femme pour illustrer un nouveau billet de banque ?
Aucun, je n’aime pas prendre parti.

Le métier que vous n'auriez pas aimé faire ?
Banquier. Je n’aime pas les chiffres à rallonge. 

La plante, l'arbre ou l'animal dans lequel vous aimeriez être réincarnée ?
L’orchidée papillon (phalaenopsis). Une plante que j’admire pour sa floraison de trois mois. J’en ai eu une qui a fleuri pendant une année entière. 

Si Dieu existe, qu'aimeriez-vous, après votre mort, l'entendre vous dire ?
Le monde est sauvé.


Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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