Crise hémorroïdaire : Chaud derrière
24 septembre 2025 // Santé // 2918 vues // Nc : 188

Elles ne font pas la une des magazines de santé glamour, et pourtant, elles concernent plus de monde qu’on ne l’avoue autour d’un café. Les crises hémorroïdaires, c’est un peu comme un invité indésirable qui s’invite à la table familiale : on n’en parle pas, mais tout le monde sait qu’il est là.

Contrairement à l’image de la « maladie honteuse », les hémorroïdes font partie de notre anatomie. Ce sont de petites veines situées autour de l’anus, parfaitement normales et même utiles pour maintenir la continence. En d’autres termes, elles aident à retenir les gaz et les selles, un rôle plutôt noble quand on y pense. Le problème survient lorsqu’elles se gorgent de sang, gonflent et deviennent douloureuses. D’où la fameuse crise hémorroïdaire. Douleurs, gonflements, démangeaisons, parfois un saignement… de quoi faire oublier jusqu’au dernier ravitoto sy henakisoa dégusté avec passion.

La constipation est la star des coupables. Pousser trop fort aux toilettes, c’est comme vouloir écraser un mur avec le front. Les veines autour de l’anus sont mises à rude épreuve. Les longues heures assis dans les embouteillages ou derrière un bureau n’aident pas. D’autres accusés se glissent aussi dans l’affaire, dont une alimentation pauvre en fibres, le manque d’eau, le surpoids, les efforts intenses, le port de charges lourdes ou encore la grossesse. Certains aliments, comme les plats épicés, le café, le thé ou l’alcool, n’en sont pas la cause directe, mais peuvent aggraver les symptômes chez les personnes sensibles.

Mieux vaut prévenir

La crise hémorroïdaire est facile à reconnaitre. Une douleur qui transforme la position assise en épreuve olympique, un saignement léger, une masse au bord de l’anus ou des démangeaisons. Elle ne ne passe pas inaperçue. Certaines personnes ressentent même de fausses envies d’aller à la selle.

Mais tous les médecins s’accordent à dire que prévenir vaut mieux que guérir : bouger un peu plus, ajouter des légumes et des brèdes à l’assiette, boire de l’eau, éviter les positions prolongées et les frottements trop enthousiastes à l’hygiène intime. Ces conseils ont l’air de bon sens, mais ils fonctionnent. Le vélo ou l’équitation ? Mieux vaut les pratiquer avec modération. Quant à l’hygiène, douceur absolue : eau tiède, pas de frottement agressif. Si jamais la crise frappe, pas de honte : bains de siège à l’eau tiède, pommades, antalgiques… et surtout, un médecin. Pas besoin d’héroïsme silencieux, parce que si le sujet fait rougir, il vaut mieux rougir cinq minutes que souffrir cinq jours.

Minute Santé avec Zinga Pharma
Docteur Fenohasina Razafimamonjy

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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