Crise hémorroïdaire : Chaud derrière
24 septembre 2025 // Santé // 1994 vues // Nc : 188

Elles ne font pas la une des magazines de santé glamour, et pourtant, elles concernent plus de monde qu’on ne l’avoue autour d’un café. Les crises hémorroïdaires, c’est un peu comme un invité indésirable qui s’invite à la table familiale : on n’en parle pas, mais tout le monde sait qu’il est là.

Contrairement à l’image de la « maladie honteuse », les hémorroïdes font partie de notre anatomie. Ce sont de petites veines situées autour de l’anus, parfaitement normales et même utiles pour maintenir la continence. En d’autres termes, elles aident à retenir les gaz et les selles, un rôle plutôt noble quand on y pense. Le problème survient lorsqu’elles se gorgent de sang, gonflent et deviennent douloureuses. D’où la fameuse crise hémorroïdaire. Douleurs, gonflements, démangeaisons, parfois un saignement… de quoi faire oublier jusqu’au dernier ravitoto sy henakisoa dégusté avec passion.

La constipation est la star des coupables. Pousser trop fort aux toilettes, c’est comme vouloir écraser un mur avec le front. Les veines autour de l’anus sont mises à rude épreuve. Les longues heures assis dans les embouteillages ou derrière un bureau n’aident pas. D’autres accusés se glissent aussi dans l’affaire, dont une alimentation pauvre en fibres, le manque d’eau, le surpoids, les efforts intenses, le port de charges lourdes ou encore la grossesse. Certains aliments, comme les plats épicés, le café, le thé ou l’alcool, n’en sont pas la cause directe, mais peuvent aggraver les symptômes chez les personnes sensibles.

Mieux vaut prévenir

La crise hémorroïdaire est facile à reconnaitre. Une douleur qui transforme la position assise en épreuve olympique, un saignement léger, une masse au bord de l’anus ou des démangeaisons. Elle ne ne passe pas inaperçue. Certaines personnes ressentent même de fausses envies d’aller à la selle.

Mais tous les médecins s’accordent à dire que prévenir vaut mieux que guérir : bouger un peu plus, ajouter des légumes et des brèdes à l’assiette, boire de l’eau, éviter les positions prolongées et les frottements trop enthousiastes à l’hygiène intime. Ces conseils ont l’air de bon sens, mais ils fonctionnent. Le vélo ou l’équitation ? Mieux vaut les pratiquer avec modération. Quant à l’hygiène, douceur absolue : eau tiède, pas de frottement agressif. Si jamais la crise frappe, pas de honte : bains de siège à l’eau tiède, pommades, antalgiques… et surtout, un médecin. Pas besoin d’héroïsme silencieux, parce que si le sujet fait rougir, il vaut mieux rougir cinq minutes que souffrir cinq jours.

Minute Santé avec Zinga Pharma
Docteur Fenohasina Razafimamonjy

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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