Crise hémorroïdaire : Chaud derrière
24 septembre 2025 // Santé // 2215 vues // Nc : 188

Elles ne font pas la une des magazines de santé glamour, et pourtant, elles concernent plus de monde qu’on ne l’avoue autour d’un café. Les crises hémorroïdaires, c’est un peu comme un invité indésirable qui s’invite à la table familiale : on n’en parle pas, mais tout le monde sait qu’il est là.

Contrairement à l’image de la « maladie honteuse », les hémorroïdes font partie de notre anatomie. Ce sont de petites veines situées autour de l’anus, parfaitement normales et même utiles pour maintenir la continence. En d’autres termes, elles aident à retenir les gaz et les selles, un rôle plutôt noble quand on y pense. Le problème survient lorsqu’elles se gorgent de sang, gonflent et deviennent douloureuses. D’où la fameuse crise hémorroïdaire. Douleurs, gonflements, démangeaisons, parfois un saignement… de quoi faire oublier jusqu’au dernier ravitoto sy henakisoa dégusté avec passion.

La constipation est la star des coupables. Pousser trop fort aux toilettes, c’est comme vouloir écraser un mur avec le front. Les veines autour de l’anus sont mises à rude épreuve. Les longues heures assis dans les embouteillages ou derrière un bureau n’aident pas. D’autres accusés se glissent aussi dans l’affaire, dont une alimentation pauvre en fibres, le manque d’eau, le surpoids, les efforts intenses, le port de charges lourdes ou encore la grossesse. Certains aliments, comme les plats épicés, le café, le thé ou l’alcool, n’en sont pas la cause directe, mais peuvent aggraver les symptômes chez les personnes sensibles.

Mieux vaut prévenir

La crise hémorroïdaire est facile à reconnaitre. Une douleur qui transforme la position assise en épreuve olympique, un saignement léger, une masse au bord de l’anus ou des démangeaisons. Elle ne ne passe pas inaperçue. Certaines personnes ressentent même de fausses envies d’aller à la selle.

Mais tous les médecins s’accordent à dire que prévenir vaut mieux que guérir : bouger un peu plus, ajouter des légumes et des brèdes à l’assiette, boire de l’eau, éviter les positions prolongées et les frottements trop enthousiastes à l’hygiène intime. Ces conseils ont l’air de bon sens, mais ils fonctionnent. Le vélo ou l’équitation ? Mieux vaut les pratiquer avec modération. Quant à l’hygiène, douceur absolue : eau tiède, pas de frottement agressif. Si jamais la crise frappe, pas de honte : bains de siège à l’eau tiède, pommades, antalgiques… et surtout, un médecin. Pas besoin d’héroïsme silencieux, parce que si le sujet fait rougir, il vaut mieux rougir cinq minutes que souffrir cinq jours.

Minute Santé avec Zinga Pharma
Docteur Fenohasina Razafimamonjy

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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