En ville avec Iangy Andriatsimialona
15 février 2023 // Downtown // 5507 vues // Nc : 156 - 157

Co-fondateur de l’établissement Grill’Hena à Isoraka, Iangy Andriatsimialona aime les ambiances chill. Il nous livre ses bons plans à Tana et ailleurs.

Votre resto favori ?
Grill'hena à Isoraka, bien sûr ! C’est un lieu chill convivial qui sert de la bonne nourriture à base de viandes. C'est surtout l'ambiance du lieu qui me fait sentir chez moi qui m'attire le plus.

Votre plat favori ?
J'hésite entre leur Bao Bun Shashu et leur Crispy chicken, accompagné de frites de patate douce. Délicieux !

Votre boisson fétiche ?
Sans hésiter, un grand verre de café glacé !

Vos hobbies ?
Je fais de la musique et je joue au tennis.

Les meilleurs plans pour terminer la soirée ?
Je n’aime pas trop sortir le soir. Une partie de Uno ou de poker en famille, entre potes, une guitare ou une ambiance style feu de camp avec des masikita (brochettes) et c'est bon pour terminer la soirée !

Un endroit pour s'évader ?
La vue depuis la buvette du Collège Saint Michel à Amparibe. Un vrai moment de nostalgie, j'y vais fréquemment pour me recharger.

Les meilleurs plans pour les vacances ?
La mer, la plage et le soleil de Maroala à Mahajanga, les ovy be et fromage d'Antsirabe et un bon roadtrip vers Isalo aussi.

Un événement culturel qui vous a marqué ?
Plutôt deux événements ! Le concert de Lalatiana au Palais des Sports et celui de Babai Lugu au CCESCA, c’était l’année dernière.

Votre actualité ?

Avec Grill'hena, Akoostik' est de retour! Un concept de grillades et de mini-concert acoustique pour promouvoir les jeunes talents. D'ailleurs n'hésitez pas à nous contacter si vous souhaiteriez y participer.

Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

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Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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