Tiana Ramananjoelina : Ah ! La barbe !
9 juin 2022 // Beauté & Bien être // 4613 vues // Nc : 149

Porter une moustache ou une barbe bien taillées, avoir une coupe impeccable… c’est devenu une tendance. Allez chez le coiffeur n’est plus une nécessité mais une vraie détente pour les hommes qui commencent à aimer prendre soin d’eux, précise Tiana Ramalanjoelina, fondateur du Barber Shop The Original à Andraharo.

Depuis quelques années, aller chez le barbier est une vraie tendance. Les hommes aiment de plus en plus prendre soin d’eux et se détendre en allant au barber. « J’ai remarqué que depuis l’abondance des salles de sport, il y a une tendance chez les hommes à vouloir prendre soin de leur corps. Ce n’est plus considéré comme une activité dédiée aux femmes. » Depuis 2018, Tiana est le premier a avoir ramené le concept de barber shop à Madagascar. C’est un métier vintage et paraît-il un des plus vieux métiers du monde. Il est apparu au Moyen-Age et avait deux fonctions : celle de tailler la barbe et celle d’arracher les dents ou de saigner des fractures. Mais c’est dans les villes américaines que l’activité se développe lorsque les hommes allaient dans les salons de coiffures pour se raser ou se couper les cheveux. « Je n’ai pas travaillé dans le monde de l’esthétique mais dans le jeu de pari pendant une quinzaine d’années dans les réseaux de vente. J’ai beaucoup voyagé et j’ai découvert le concept de cette façon. J’ai décidé de suivre une formation en coupe, ensuite, j’ai pris un peu de temps pour faire mûrir le projet car je pensais que c’était possible de le faire en parallèle avec mon travail de l’époque. Finalement, j’ai décidé d’arrêter ma carrière professionnelle en entreprise pour me consacrer à 100 % dans l’entreprenariat. » Et c’est en 2018, que Tiana ouvre le premier Barber Shop à Andraharo. « J’ai ensuite rajouté le nom The Original puisque Barber Shop est un nom générique et que depuis, d’autres établissements se sont créés. Pour la petite histoire, c’est le dessinateur POV qui a réalisé le logo. »

Après 6 mois de formation auprès d’un ami, son barber shop entre en activité. Pour la décoration, il s’est inspiré du film Barbershop, en apportant un esprit industriel. Depuis l’ouverture, il s’est constitué une clientèle, majoritairement masculin, qui viennent soit pour se raser, pour se couper les cheveux ou prendre soin de leur visage. Tiana n’a pas eu de mal à se lancer dans l’aventure puisque plus jeune, il aimait déjà aller chez le coiffeur. « J’ai grandi au Japon jusqu’à mes 16 ans. A l’époque, c’était important pour moi d’aller chez le coiffeur et de faire un brushing. » En effet, pour être un bon barbier, il y a quelques petites techniques qu’il faut apprendre comme la manipulation des ciseaux, également celle de la tondeuse qui est très utilisée pour une question de rapidité et de précision. « Sinon, notre différence, c’est que nous sommes aux petits soins pour nos clients. Pour la barbe, nous avons un petit rituel avec la serviette chaude pour dilater les pores, l’huile de barbe pour finaliser le rasage, discipliner les poils et favoriser la repousse. Nous recevons aussi les femmes mais qui ont des coupes plutôt masculines comme l’undercut, quand le côté et l’arrière du crâne sont plus courts que le dessus. » Et dans un coin du salon, on retrouve Stephan et son matériel de tatouage. Il fait partie intégrante de l’activité du barbershop. « En fait, Stephan fait partie de mes premiers clients. Il m’avait déjà proposé d’intégrer le tatouage au tout début mais je ne voulais pas encore diversifier mon activité. Maintenant, il est présent sur rendez-vous. »  Tout comme dans les salons de beauté dédiés aux femmes, Tiana veut étendre son activité en proposant des soins esthétiques pour hommes, des massages et l’épilation. « J’ai déjà une pièce dédiée pour cela et je compte l’ouvrir dans quelques temps. Avec mon métier, j’ai l’impression de valoriser à ma façon les « mpanety », ces coiffeurs de quartier où tous les hommes vont pour se faire beau mais surtout pour discuter. »  


Aina Zo Raberanto

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
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