Dee Andriambelo : Un coup de Dee
7 février 2026 // Musique // 38 vues // Nc : 193

Auteure, compositrice, chanteuse, bassiste, porteuse de projet, Dee Andriambelo semble accumuler les casquettes et les genres. Originaire d’Antsirabe, elle incarne l’authenticité, et depuis ses débuts en 2020, sa musique est avant tout une voix libérée.

@Naly Rak

Quand l’art devient moyen d’expression profondément humain, Dee le saisit, le vit et transforme tout ce qu’elle voit. Entre l’univers décontracté et sarcastique de Dee à Lock et le death metal de 669, elle ne se pose aucune limite. La musique est pour elle un moyen de libérer la parole à l’enfant qu’elle était, souvent réduite au silence. « En grandissant, la musique me parlait de plus en plus. Quand je chantais, je me sentais libre de ressentir des émotions extrêmement fortes et de les exprimer à travers la voix et l'écriture. Pareil à la basse, je peux faire passer tout ce que je veux », confie-t-elle. Cette liberté se traduit par des choix artistiques guidés par ce qui lui plaît. Son parcours inclut des collaborations marquantes, notamment la scène Féminin pluriel à l’Institut français de Madagascar avec des artistes comme Talike Gelée.

« La ligne directrice, c’est toujours l’authenticité et l’être humain », souligne Dee. En 2022, son spectacle Joro, consacré à la sensibilisation contre le harcèlement, la violence conjugale et le viol, parcourt les Alliances françaises à Mahajanga, Toamasina, Morondava et Antsirabe, puis le Fara West et le Nosy Boraha Jazz Festival. « Joro signifie littéralement “être debout”. Je voulais raconter toute cette violence – pas forcément physique – que je voyais dans la rue. L’objectif, c’est de créer un festival où plein d’artistes peuvent s’exprimer à leur manière. » Avec ses collaborations, son rythme malgache, des textes poignants et une lumière précise, le projet s’ancre dans son vécu, elle-même ayant déjà été victime d’agression.

En 2025, Dee lance Deemoi Tout, un podcast sur les réseaux sociaux où des femmes parlent librement des non-dits et de ce qui compte pour elles. À travers tous ses projets, Dee Andriambelo reste fidèle à son engagement : « Je me rends compte que j’avais beaucoup de choses à dire et qu'il me faut plus de moyens, peut-être même en dehors de la musique, pour les exprimer. » Pour elle, chaque note, chaque mot, chaque histoire peut apporter une part d’humanité et contribuer au changement.

Rova Andriantsileferintsoa

Facebook : Dee Andriambelo

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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