Dagosaur : « Devenir un T-Rex, c’était mon rêve »
31 mars 2025 // Métiers & Petits Métiers // 7449 vues // Nc : 183

Il a commencé par une passion et parfois, un peu de tristesse et beaucoup d’espoir en regardant Jurassic Park. Pour Lova Nandrianina Andriamihaja, les dinosaures - et particulièrement le T-Rex -, sont ses créatures préférées. À 24 ans, il décide d’en devenir un et s’en inspire pour en faire son métier. Il crée une page sur Facebook en décembre 2024 et commence à proposer des services d’animation personnalisée. Dagosaur et Lova Nandrianina Andriamihaja sont deux personnages différents, mais ils sont aussi les mêmes.

Ceux qui le voient ne peuvent s’empêcher de sourire. Parce qu’une mascotte peut-être bien des personnages de dessins animés comme Mickey, mais pas souvent un dinosaure, du moins à Madagascar. C’est l’idée qui a poussé Lova Nandrianina Andriamihaja à se transformer en Dagosaur. Dagosaur, c’est surtout un début passionné et sans prise de tête. « Petit déjà, j’adorais les dinosaures. J’avais une petite collection, et chaque fois que j’en trouvais, même en friperie, je demandais à mes parents de l’acheter. Cela a continué en grandissant, même à 20 ans, et ils ne m’ont pas critiqué parce qu’ils savaient que j’aimais cela ». Un jour, il tombe sur une vidéo sur TikTok, puis une autre, et là, il décide de commander son propre costume, un cadeau qu’il s’offre à lui-même pour Noël. « De base, je ne l’ai fait que pour moi. Quand on me demandait, par exemple, quel animal je voulais être quand j’étais plus jeune, je répondais par un dinosaure. Devenir un T-Rex, c’était mon rêve. Une fois que je l’ai réalisé, je me suis dit que je pouvais le rentabiliser ». Un début en tant que mascotte pour animer les rencontres entre les petits et entre les grands, pour les anniversaires comme pour les fêtes d’entreprise.

Lova Nandrianina Andriamihaja a décidé de devenir le T-Rex de Madagascar. Avec ses études et sa vie de jeune professionnel, le passionné sait jongler entre les rôles. « Je suis un tout autre personnage quand je suis un Dagosaur. Je ne peux pas beaucoup parler quand je suis dans le costume, du coup, je travaille l’image du T-Rex pour qu’il soit un peu comique, pas trop sérieux ». Pour l’instant, Lova Nandrianina Andriamihaja s’occupe lui-même de l’entretien du costume et de ses équipements. Encore à ses débuts, le tarif est encore en pleine période de réflexion. Mais sa première prestation, en début mars, l’a marqué : « C’était pour le carnaval d’une école. J’ai été stressé, je me demandais si les élèves et leurs parents allaient aimer. Une fois que l’animation a commencé, j’ai directement été intégré. Généralement, je ne fais pas de grandes préparations, mais arrivé là, à ce moment-là, j’ai su ce que je faisais. Je dansais sur un chant d’enfants, et c’était génial parce que c’était quelque chose que je n’avais jamais fait ». Habituellement réservé, Lova Nandrianina Andriamihaja sait qu’il doit mettre davantage d’efforts pour animer. Mais quand il est Dagosaur, plus rien ne l’arrête.

Des rêves de grandeur, Lova Nandrianina Andriamihaja en a. « Avec le temps, si je vois que ça marche, j’aimerais grandir et peut-être trouver de nouvelles personnes et de nouvelles mascottes parce qu’il y a d’autres modèles et couleurs. J’aimerais, un jour, avoir ma propre entreprise de mascottes peu communes et m’étendre vers tout ce qui est animation d’événement ». De ses passions à ses études d’informatique, il espère trouver un terrain pour combiner tout ce qu’il aime : le cinéma, mannequinat, sa mascotte et la création musicale. Dagosaur a encore un long chemin à tracer dans son pays : « J’ai l’intention de vraiment créer Dagosaur, pour qu’il ne soit pas qu’une mascotte, mais un personnage vivant à Madagascar. Je pense montrer, par exemple, comment un T-Rex fait quand il va au marché, quand il vit ici… » Des idées à en déborder pour l’amour de la créature, Dagosaur est une belle extension que le passionné propose par la mémoire de l’être vivant. Plus besoin de chercher ailleurs, un coup de fil suffit pour faire apparaître le T-Rex.

Rova Andriantsileferintsoa

Facebook : Dagosaur
Contact +261 34 55 318 32

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Bred Madagasikara Banque Populaire : Un an de présence sur le marché

Lire

21 février 2026

Bred Madagasikara Banque Populaire : Un an de présence sur le marché

Bred Madagasikara Banque Populaire célèbre le premier anniversaire de son implantation à Madagascar, sous le slogan « 1 an à vos côtés ». L’établissem...

Edito
no comment - Prêt à offrir

Lire le magazine

Prêt à offrir

Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

No comment Tv

Interview - Dee Andriambelo - Février 2026 - NC 193

Découvrez 𝗗𝗲𝗲 𝗔𝗻𝗱𝗿𝗶𝗮𝗺𝗯𝗲𝗹𝗼, artiste musicienne, dans le 𝐧𝐨 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭® NC 193 - Février 2026
Présente dans plusieurs projets musicaux, elle enchaîne les concerts à travers l’île. Préparant son prochain show avec le groupe de death metal 669, elle accorde une interview à 𝐧𝐨 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭®.

Focus

"Taom-baovao" de l'IFM

"Taom-baovao" de l'IFM, le samedi 24 janvier

no comment - "Taom-baovao" de l'IFM

Voir