Rajaona : Il gère… pour vous
9 novembre 2024 // Métiers & Petits Métiers // 5495 vues // Nc : 178

Ce n’est pas un super-héros, c’est Rajaona ! Concierge privé depuis un an, son travail est de venir en aide : un peu comme un assistant personnel. Pour les particuliers qui n’ont pas vraiment le temps, mais qui ont des tâches à accomplir d’urgence, il suffit de l’appeler, et Manalina Rajaona, sur sa moto, traîne dans toute la ville d’Antananarivo pour le faire. Des papiers, une petite faim, ou un cadeau ? Il les prend tous, enfin… sous quelques conditions !

Dans les palaces et les grands hôtels, un concierge est toujours là pour rendre service aux clients. Rajaona a décidé d’en faire autant, mais sans se limiter à une clientèle. C’est ainsi que lui est venu l’idée de devenir, après plusieurs années dans un autre domaine, concierge privé. « Le choix s’est tourné vers la conciergerie, car c’est tiré d’une partie de mon caractère : j’aime servir les gens. J’ai le « oui » facile, mais pas parce que je ne sais pas dire non, mais surtout parce qu’aider les autres me fait plaisir. Avec mon épouse, nous avons décidé de creuser sur ce point et de rester dans une activité qui me passionne. » Des papiers à faire, il se déplace à la place de ses clients, et si besoin de faire des courses ou d’acheter des médicaments, il est là ! Un concierge privé est comme l’assistant personnel du particulier : il se charge d’accomplir les tâches qu’on lui demande.

« Tant que c’est légal et éthique, on le fait ! Dans ce qui est administratif, il n’y a qu’une chose qu’on ne fait pas, c’est le passeport. Pour les papiers, nous regardons à l’avance les documents nécessaires, et nous en parlons au client si besoin de procuration. » Pour ses activités, Rajaona cible le grand public avec une tarification qui varie selon les demandes.

« Nous n’avons pas de limites : la course la plus éloignée qu’on ait faite a été à PK30, sur la route nationale quatre. » L’équipe de Rajaona opère sur la ville d’Antanarivo et ses alentours pour l’instant. Pour les demandes dans la localité, ses clients viennent autant de la ville que des pays étrangers. « Il y a trois types de conciergerie : régional, d’entreprise et de luxe. Nous sommes plus axés vers la conciergerie régionale, car nous n’effectuons que les demandes dans la région d’Analamanga. Pour le second type, nous passons souvent des contrats avec les entreprises, en proposant nos services aux employés, qui peuvent avoir des soucis dans la sphère privée, afin qu’eux, nous les confient et qu’ils puissent se concentrer sur leur travail. Et la conciergerie de luxe pour les petits caprices de client, si par exemple, ils ont envie d’un plat en particulier et qu’ils me demandent d’aller en chercher. » Si habituellement, Rajaona est celui qui se déplace, il travaille avec une équipe, dont son épouse, pour gérer le côté back-office. Et pour les demandes qui exigent une expertise en plus, la conciergerie collabore avec des prestataires du milieu. Avec une tarification basée sur la distance à parcourir et le service, Rajaona peut également laisser sa moto si besoin d’un chauffeur.

Petites et grandes, les demandes varient. Rajaona ne peut pas s’empêcher de s’émouvoir sur la confiance de sa clientèle, pour, une fois même, une livraison assez épicée pour les couples. Mais discrétion et confiance sont ses maîtres-mots. Et Rajaona est passé d’anecdotes à anecdotes : « Une fois, un client voulait payer les frais de l’opération chirurgicale d’un proche, mais par manque de temps, et faute de distance, il ne pouvait pas y aller. Nous avons essayé de chercher une solution ensemble, et au final, il a fait un chèque en mon nom, que j’ai encaissé et ramené à l’hôpital. » L’équipe collectionne ces moments forts, avec l’idée de grandir et de s’élargir. « Pour l’instant, nous sommes plus orientés vers les particuliers, mais d’ici début 2025, l’équipe prévoit de s’ouvrir aux corporatifs et de lancer les offres pour les professionnels. » Rajaona et son équipe sont une véritable une entreprise qui va, très bientôt s’élargir sur toute l’île pour que, où qu’ils soient, la vie y devienne plus facile.

Rova Andriantsileferintsoa

Numéro : 0389049738
Facebook : Rajaona

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
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