Rajaona : Il gère… pour vous
9 novembre 2024 // Métiers & Petits Métiers // 7931 vues // Nc : 178

Ce n’est pas un super-héros, c’est Rajaona ! Concierge privé depuis un an, son travail est de venir en aide : un peu comme un assistant personnel. Pour les particuliers qui n’ont pas vraiment le temps, mais qui ont des tâches à accomplir d’urgence, il suffit de l’appeler, et Manalina Rajaona, sur sa moto, traîne dans toute la ville d’Antananarivo pour le faire. Des papiers, une petite faim, ou un cadeau ? Il les prend tous, enfin… sous quelques conditions !

Dans les palaces et les grands hôtels, un concierge est toujours là pour rendre service aux clients. Rajaona a décidé d’en faire autant, mais sans se limiter à une clientèle. C’est ainsi que lui est venu l’idée de devenir, après plusieurs années dans un autre domaine, concierge privé. « Le choix s’est tourné vers la conciergerie, car c’est tiré d’une partie de mon caractère : j’aime servir les gens. J’ai le « oui » facile, mais pas parce que je ne sais pas dire non, mais surtout parce qu’aider les autres me fait plaisir. Avec mon épouse, nous avons décidé de creuser sur ce point et de rester dans une activité qui me passionne. » Des papiers à faire, il se déplace à la place de ses clients, et si besoin de faire des courses ou d’acheter des médicaments, il est là ! Un concierge privé est comme l’assistant personnel du particulier : il se charge d’accomplir les tâches qu’on lui demande.

« Tant que c’est légal et éthique, on le fait ! Dans ce qui est administratif, il n’y a qu’une chose qu’on ne fait pas, c’est le passeport. Pour les papiers, nous regardons à l’avance les documents nécessaires, et nous en parlons au client si besoin de procuration. » Pour ses activités, Rajaona cible le grand public avec une tarification qui varie selon les demandes.

« Nous n’avons pas de limites : la course la plus éloignée qu’on ait faite a été à PK30, sur la route nationale quatre. » L’équipe de Rajaona opère sur la ville d’Antanarivo et ses alentours pour l’instant. Pour les demandes dans la localité, ses clients viennent autant de la ville que des pays étrangers. « Il y a trois types de conciergerie : régional, d’entreprise et de luxe. Nous sommes plus axés vers la conciergerie régionale, car nous n’effectuons que les demandes dans la région d’Analamanga. Pour le second type, nous passons souvent des contrats avec les entreprises, en proposant nos services aux employés, qui peuvent avoir des soucis dans la sphère privée, afin qu’eux, nous les confient et qu’ils puissent se concentrer sur leur travail. Et la conciergerie de luxe pour les petits caprices de client, si par exemple, ils ont envie d’un plat en particulier et qu’ils me demandent d’aller en chercher. » Si habituellement, Rajaona est celui qui se déplace, il travaille avec une équipe, dont son épouse, pour gérer le côté back-office. Et pour les demandes qui exigent une expertise en plus, la conciergerie collabore avec des prestataires du milieu. Avec une tarification basée sur la distance à parcourir et le service, Rajaona peut également laisser sa moto si besoin d’un chauffeur.

Petites et grandes, les demandes varient. Rajaona ne peut pas s’empêcher de s’émouvoir sur la confiance de sa clientèle, pour, une fois même, une livraison assez épicée pour les couples. Mais discrétion et confiance sont ses maîtres-mots. Et Rajaona est passé d’anecdotes à anecdotes : « Une fois, un client voulait payer les frais de l’opération chirurgicale d’un proche, mais par manque de temps, et faute de distance, il ne pouvait pas y aller. Nous avons essayé de chercher une solution ensemble, et au final, il a fait un chèque en mon nom, que j’ai encaissé et ramené à l’hôpital. » L’équipe collectionne ces moments forts, avec l’idée de grandir et de s’élargir. « Pour l’instant, nous sommes plus orientés vers les particuliers, mais d’ici début 2025, l’équipe prévoit de s’ouvrir aux corporatifs et de lancer les offres pour les professionnels. » Rajaona et son équipe sont une véritable une entreprise qui va, très bientôt s’élargir sur toute l’île pour que, où qu’ils soient, la vie y devienne plus facile.

Rova Andriantsileferintsoa

Numéro : 0389049738
Facebook : Rajaona

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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