Confession : Les grands se livrent
16 août 2025 // Media & Add-0n // 8048 vues // Nc : 187

Hafatra Martial Andrianarivo a passé six ans à tirer des confidences aux grandes figures de Madagascar dans son émission Confession, diffusée chaque premier dimanche du mois sur KoloTV. Artistes, politiques, activistes, religieux… Tous ont accepté de lever le voile sur leur vie privée face à lui. Mais cette fois, c’est au tour de l’animateur de se livrer, entre introspection, tabous et un combat personnel contre les préjugés.

Se confier devant des millions de téléspectateurs ?
L’émission accueille les grandes personnalités malgaches, notamment des artistes, des politiques, des religieux ou encore des activistes. Ce sont ces personnes que la masse considère comme des extraterrestres inaccessibles, l’opposé du commun des mortels. Mais ce sont – en réalité – des parents, des entrepreneurs, des salariés comme tant d’autres. L’objectif est de rapprocher ces deux perceptions : ces êtres exceptionnels sont en réalité monsieur ou madame Tout-le-Monde. Dans l’émission, les invités dévoilent leurs parcours et cursus pour – surtout – inspirer les jeunes. Qu’y a-t-il de plus intéressant qu’emboîter les pas de ses idoles ?

Racontez-nous la réalisation d’un numéro…
L’interview se prépare un mois à l’avance. Les grandes lignes – d’ordre personnel et professionnel – sont transmises au préalable au concerné. Le questionnaire, validé par l’interlocuteur et aussi mes supérieurs hiérarchiques, nous procédons ensuite au tournage, qui dure entre un et trois jours.

La phase de post-production prend environ deux semaines, surtout à cause de la procédure de validation. Parler publiquement de la vie privée d’une personne est toujours très délicat. Certes, il y a toujours des manières de dire les choses autrement, mais nous préférons que le concerné soit d’accord avant de diffuser l’émission qui le concerne.

Une confession, de votre part ?
J’ai conçu cette émission pour moi, une sorte de combat personnel. En effet, les gens – me regardant de loin – me jugent efféminé. Mais de plus près, ils découvrent que je suis père de famille. Je pense que chacun a une facette qui mérite d’être mise en lumière pour casser les préjugés qui détruisent parfois des vies. Toujours dans cette optique de vouloir casser les préjugés, j’aimerais créer une émission de mode dédiée aux hommes soucieux de leur apparence. À côté, j’ai une association nommée « Le Messager du bas quartier » qui promeut le développement de ces milieux. J’ai beaucoup été affecté par les étiquettes « efféminé » et « gars du bas quartier », c’est ce qui me motive à casser les idées reçues grâce à la télévision et à l’association.

Propos recueillis par Rova Andriantsileferintsoa

Contact : +261 33 06 111 53

Laisser un commentaire
no comment
no comment - FIM 2026 : Madagascar en mouvement

Lire

8 mai 2026

FIM 2026 : Madagascar en mouvement

Le CCI Ivato a ouvert ses portes hier pour la 27e édition de la Foire internationale de Madagascar. Le thème choisi — « Madagascar en mouvement : les...

Edito
no comment - Travail, travail, travail… mais lequel ?

Lire le magazine

Travail, travail, travail… mais lequel ?

Le 1er mai, à Madagascar, certains se lèvent à l'aube pour aller… travailler. Pas par oubli du calendrier, mais par nécessité. Il y a quelque chose de presque philosophique là-dedans. Depuis des décennies, le monde entier célèbre ce jour comme une victoire arrachée de haute lutte — Chicago, 1886, le sang des ouvriers sur les pavés, la semaine de huit heures comme horizon promis. Belle histoire. Sauf qu'ici, à Antananarivo comme à Tamatave, la question n'est pas tant de combien d'heures on travaille, mais bien de combien de travaux on jongle simultanément. Prenez ce vieux Mamy. Fonctionnaire le matin, revendeur de crédit téléphonique l'après-midi, et le week-end — discret, mais régulier — petit élevage de poulets en banlieue. Trois activités, un seul homme, zéro fiche de paie qui suffise. Ce n'est pas de l'ambition, c'est de la survie érigée en système. On appelle ça « avoir plusieurs cordes à son arc », expression polie pour désigner une réalité que beaucoup connaissent sans jamais nommer.Car le vrai travail malgache, celui qui fait tourner les familles, se passe rarement sous les projecteurs des statistiques officielles. Il est informel, inventif, insaisissable. Un peu comme ce personnage de Sisyphe — mais version optimiste : Sisyphe qui, en remontant son rocher, aurait trouvé le moyen de vendre des cacahuètes sur le chemin. Alors pour ce 1er mai, fêtons le travail — tous les travaux. Celui qu'on déclare et celui qu'on tait. Celui du contrat et celui du débrouillard. Avec une pensée particulière pour tous ceux qui, aujourd'hui encore, n'auront pas le luxe de s'arrêter pour célébrer. La fête du Travail leur appartient aussi. Peut-être même surtout.Solofo Ranaivo

No comment Tv

Interview - Ferme de la Jungle - Avril 2026 - NC 195

Découvrez la Ferme de la Jungle, dans le no comment ® NC 195 – avril 2026
Nichée à Ambohimanarina, en plein cœur d’Antananarivo, la Ferme de la Jungle de Rajaonarivony Christian offre une escapade nature surprenante : eau, verdure et animaux rares sur près de 5 hectares. Pêche, pique-nique, visites guidées… le site peut accueillir jusqu’à 300 personnes.

Focus

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada, le samedi 21 et dimanche 22 février au Tana Water Front

no comment - Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Voir