BrA.I : Le premier dispositif de transcription en braille africain est made in Madagascar
2 février 2025 // In & Out // 6469 vues // Nc : 181

Pour la première fois en Afrique, les personnes qui vivent avec un handicap visuel pourront lire des textes pas encore traduits en braille. Le premier dispositif (BrA.I) qui traduit instantanément des textes tirés de livres numériques ou physiques est le fruit du travail de trois jeunes Malgaches. Andriantefiarinesy Andréa Valéria, avec qui nous avons discuté, est le designer graphique et chef du projet BrA.I. Elle supervise la direction créative et la gestion globale du projet. Ratsimbazafy Narinera Mickaël, le développeur fullstack, est responsable du développement logiciel et de la mise en place des fonctionnalités techniques. Pierre Dominickaël Safidy Harilandry Mario, ingénieur électrique et mécatronique, apporte son expertise dans la conception des systèmes physiques et mécaniques du dispositif.

Le projet a vu le jour grâce à leur participation au POESAM, ou Prix Orange de l'Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient, une initiative qui vise à encourager les projets innovants ayant un impact social ou environnemental.

« Pour BrA.I, participer au POESAM en 2024 a été une expérience marquante. Notre dispositif, qui traduit instantanément les textes en braille, a remporté deux distinctions au niveau national : le Prix Féminin et le 2ᵉ Prix national. À l’international, nous avons eu l’honneur d’être classés parmi les finalistes dans la catégorie Prix Féminin. Au-delà des prix, ce concours nous a offert une plateforme pour présenter notre vision et rencontrer des partenaires potentiels » souligne Andréa Valéria.

Pour l’instant, les porteurs de projet ont juste un prototype, mais ils prévoient déjà de continuer leur lancée pour que le dispositif profite aux personnes vivant avec un handicap visuel. « Lors de la conception du prototype, nous avons mené une visite sur le terrain au CNFPPSH (Centre National de Formation Professionnelle des Personnes en Situation de Handicap). Nous leur avons demandé quelles fonctionnalités ils souhaiteraient intégrer dans le dispositif.

Bien qu’ils aient proposé plusieurs options, nous avons choisi de nous concentrer sur la fonction de transcription, car il s'agit encore d'un prototype. Concernant la commercialisation, nous avons opté pour un modèle de location dans un premier temps. Chaque institution intéressée pourra disposer du dispositif dans ses locaux. »

Mpihary Razafindrabezandrina

braimadagascar@gmail.com

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Fondation VISEO et Isuzu : une rentrée bien équipée

Lire

16 septembre 2026

Fondation VISEO et Isuzu : une rentrée bien équipée

Le 15 septembre 2026, 550 élèves de l'EPP Ankorondrano – Charlotte Ranohisoa ont reçu un kit scolaire complet grâce à Isuzu Motors, Continental Auto e...

Edito
no comment - Fin de saison

Lire le magazine

Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

No comment Tv

Interview - L’Architecture du Goût - Août 2026 - NC 199

Découvrez L’Architecture du Goût, dans le no comment® NC 199 – août 2026.
À Antananarivo, deux univers créatifs se sont rencontrés autour d'une question simple : et si l'objet qui accompagne le repas transformait l'expérience même du goût ? L'Architecture du Goût, née de la collaboration entre le Studio ARRA et Kr.Atelier, propose une réponse aussi sensorielle que visuelle. Rencontre avec Ando Ramanantsoa et Kiady Ratovoson, les deux artistes qui redéfinissent l'art de la table.

Focus

Jazz@Tohatohabato

15e édition du festival Jazz@Tohatohabato, à Antananarivo du 5 au 9 août dernier
© Jazz@Tohatohabato

no comment - Jazz@Tohatohabato

Voir