Willynay : Rire à gogo
21 novembre 2023 // Influenceur du mois // 6946 vues // Nc : 166

Ses vidéos inlassables avec un humour irrésistible ont le pouvoir de déclencher des éclats de rire. Comptant plus de 100 000 abonnés sur sa page Facebook, originaire de Tuléar, 26 ans, lui, c’est WILLY Fleurian Haingonirina, connu sous son nom d’influenceur Willynay.

Dans ses vidéos, il aborde une multitude de thèmes, notamment les relations avec les ex, la complexité des relations de couple, la vie sociale, les situations familiales typiques, les anecdotes de la vie au lycée et bien d’autres.
Pas étonnant que l’engagement de sa communauté est impressionnant, car ses vidéos engendrent de nombreuses réactions, allant de 20 000 à 100 000 « j’aime. »
En effet, Willynay ne se limite pas à un seul personnage dans ses vidéos. Non seulement, il est capable de naviguer et de jouer entre plusieurs rôles, mais il maîtrise aussi l’art du montage, mettant en scène des conversations entre mère et sa fille ou encore entre des couples.
La qualité de ses courts métrages est indéniable et son accent mixant vezo et merina ajoute une touche authentique et distinctive à son travail, le démarquant des autres influenceurs. 

Pour lui, tout a commencé fin 2019. « Lorsque la pandémie venait de frapper et que le confinement était mis en place, je me retrouvais avec beaucoup de temps libre à la maison ». C’est à ce moment-là qu’il a décidé d’ouvrir sa page Facebook et de commencer à partager des vidéos avec ses abonnés. « Dans un premier temps, j’ai commencé à poster des vidéos instructives, mais après une brève réflexion, j’ai décidé de me tourner vers l’humour ». L’inspiration de Willynay provient des célèbres youtubeurs français qui ont conquis le cœur du public grâce à leur humour et leur créativité. De ce fait, il a choisi de faire des sketches humoristiques adaptés à sa propre expérience de vie et à la culture malgache. « Mon objectif est d’alléger le stress quotidien des gens en leur offrant des moments de rire et de divertissement ». De plus, il voit ses vidéos comme une opportunité de soutenir l’avancée du cinéma malgache.

Chaque vidéo qui varie d’une à cinq minutes représente un investissement significatif de la part de Willynay. « Je considère le métier d’influenceur comme à la fois une passion et une profession ». Mais malgré la présence croissante d’influenceurs sur les réseaux sociaux, il parvient à fidéliser son public en restant toujours original. « Je m’efforce de créer des vidéos mémorables, de sorte que les gens ne se lassent pas de les regarder, même après plusieurs visionnages ». L’une des clés de son succès réside dans la nature inattendue et imprévisible de ses scénarios. « Les gens adorent être surpris par mes vidéos, comme en témoignent les retours positifs que je reçois fréquemment ». De plus, les commentaires sont généralement très favorables et ses abonnés apprécient l’originalité ainsi que la créativité de ses contenus. Mais, Willynay reste ouvert aux suggestions des fans pour continuer à s’améliorer.

Actuellement, il se consacre à la réalisation de son premier court métrage d’une durée de 20 à 30 minutes, centré sur un thème spécifique. Il souhaite se démarquer en explorant de nouveaux horizons créatifs. « Mon rêve a toujours été de devenir réalisateur. J’envisage même de mettre de côté les vidéos humoristiques, étant donné la saturation d’influenceurs sur les réseaux sociaux ». Nul doute que son avenir promet de briller encore davantage sur la scène médiatique malgache.

Propos recueillis par  Cédric Ramandiamanana
Contact Willy : +261 34 57 179 57

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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