One-shot : une fois et c'est bon
29 avril 2024 // Media & Add-0n // 7239 vues // Nc : 171

Il y a certains jeux qu’on aime tellement qu’on ne peut pas s’empêcher d’y jouer en boucle. Puis d’autres qui sont si parfaits la première fois que ce serait un affront d’y retoucher. Cette fois-ci, nous allons voir ensemble ces jeux qui ne demandent pas plus d’une run pour être pleinement appréciés, et dont la seconde virée ne pourra jamais égaler la première. Pour des raisons évidentes, on écartera la notion de speedrun et de “100% achevé”, puisqu’ils encouragent à recommencer un jeu plusieurs fois.

Life Is Strange
On pourrait facilement inclure tous les jeux dont le scénario est au centre de l’expérience. Mais il faut avouer que certaines histoires nous touchent plus que d’autres. Là, c’est au goût de chacun, et on assume totalement la subjectivité. Maintenant, le format épisodique est encore un autre cas, puisque la nature même des jeux divisés en plusieurs « sous-jeux » fait que la rejouabilité est plutôt limitée.

Life is Strange est de ceux-là. Mais là où il s’éloigne de la masse du genre, c’est que les choix du joueur influent sur le déroulé de la narration. Alors on pourrait se dire que la plus-value est excellente question renouvellement. Oui, mais non. Car tous ceux ayant recommencé LS en modifiant leurs décisions vous diront la même chose : vous pouvez le refaire autant que vous voulez, ça ne voudra jamais le coup par rapport à la première fois. Et puis, aussi bon que le jeu soit, il faut avouer que le gameplay n’est pas le plus favorable à la rejouabilité.

Soldats inconnus : Mémoires de la Grande Guerre
Ce joyau d’Ubisoft propose de vivre la Première Guerre mondiale à travers le regard d’une petite famille de campagne franco-allemande, déchirée par les tourments d’un conflit qu’ils n’ont pas choisi, et des rencontres qu’ils feront en ces temps incertains. Si ce pitch ne vous donne pas envie de pleurer, suivre leur histoire pourrait bien le faire. Ce n’est pas un jeu de guerre, mais un jeu qui parle de la guerre.

En toute subjectivité, il s’agit de l’expérience qui m’a le plus touchée. Et j’aurais beau vouloir le refaire depuis le début, il ne me procurera jamais la même sensation que lorsque je l’ai fini pour la première fois. Le studio a réussi à sublimer un récit dans un contexte réutilisé des millions de fois dans la fiction, avec un gameplay qui sert à merveille la narration. Et parlant de ce gameplay, c’est celui-ci qui rend la répétition de l’expérience caduque. Nous sommes les personnages, et une fois que l’on connaît le déroulement des évènements, les revivre encore une fois fait perdre de son charme à l’ensemble. Qui voudrait vivre deux fois les moments les plus tragiques de son existence ? Malgré cela, c’est un jeu qui aura valu la peine d’être vécu.

Outer Wilds
On va tricher un peu, puisqu’Outer Wilds peut se jouer de deux façons. Soit on est un dieu du gaming et on le finit en 22 minutes, soit on recommence mille fois jusqu’à réussir à le terminer. Bon, on triche sans tricher, puisque le principe du jeu est justement de le recommencer toutes les 22 minutes.

Il y a une raison qu’on ne spoilera pas ici, puisque ça gâcherait à tout jamais votre expérience sur ce chef-d’œuvre. Et s’il n’y en avait qu’une à vivre, ça serait celle-ci. Outer Wilds est une immense énigme galactique dont les éléments se dessinent devant vous à chaque pas que vous faites. Dans ce jeu, vous n’êtes pas guidés. On vous donne des outils, et ce sera à vous d’écrire votre histoire. Personne n’explorera l’univers de la même façon, et il se peut que vous ne réussissiez jamais à dévoiler tous les secrets que le jeu renferme. Par contre, une fois le mystère résolu, véritablement recommencer le jeu n’a pas grand intérêt. Mais vous ne regretterez jamais d’avoir fait ce voyage.

Propos recueillis par  Eymeric Radilofe

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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Collaborations : Kostami - Tanossi – Via Milano mg – HAYA Madagascar - Akomba Garment MG
Make up : Réalisé par Samchia
Modèles : Addie, Kenny, Mitia, Natacha, Onitiana, Manoa, Santien, Mampionona
Photos : Andriamparany Ranaivozanany

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