Nicolas Ecolo : En vert et contre tout
10 septembre 2025 // Influenceur du mois // 5935 vues // Nc : 188

Son surnom est Nicolas ECOLO. Ingénieur en sciences agronomiques et enseignant dans des universités privées, il voue une attention particulière à la nature, jusqu’à la plus petite fourmi. Depuis récemment, il partage sa passion pour l’environnement depuis sa maison de Saharoaloha Antsirabe, tout en développant un projet d’autosuffisance alimentaire.

Absolument passionné de nature ?
Je m’inspire de la façon dont elle produit pour produire à mon tour. Le respect de l’environnement est devenu une éthique et une philosophie de vie. Je considère chaque élément, du plus petit au plus grand. Pour moi, la nature est comme une déesse, et ceux qui la détruisent sont des pécheurs. L’agroécologie, que je pratique à travers la permaculture, n’est qu’une partie de ce mode de vie. J’ai aussi lancé un projet d’autosuffisance alimentaire sur six ares de terre. Pour les légumes, c’est acquis, il me reste la viande et les protéines. D’ici cinq mois, je vivrai à cent pour cent de ma production.

Pourquoi avoir créé une page Facebook ?
« Tongasoa ety amin’i Nicolas ECOLO ! » Au départ, c’était une blague avec ma compagne. Mais ce partage de mon mode de vie a parlé aux gens. J’ai compris que Facebook pouvait être une arme pour diffuser des connaissances et de bonnes pratiques. Sans sponsor, la page a atteint 34.000 abonnés en trois mois.

Cela prouve que cette symbiose avec la nature sommeille en chacun : il a suffi d’un déclic. Grâce à cette communauté, des projets et même des étrangers sont venus apprendre ici. Mon ambition est de changer le monde, même si je reste le « petit Nicolas » de Saharoaloha. Ce que je préfère, c’est sensibiliser ceux qui détruisent la nature. Je fais ma part.

Mais que manque-t-il à Madagascar ?
J’ai appris qu’un diplôme d’ingénieur agronome ne garantit pas l’engagement. Ce sont les passionnés qui feront évoluer les choses. La nature est en symbiose : l’élevage peut remplacer les pesticides, mais peu le comprennent. Beaucoup de paysans voient l’agroécologie comme un simple retour au traditionnel, alors qu’elle représente l’agriculture du futur, plus respectueuse que le bio. Chacun de nous a une responsabilité, politiciens ou non. Préserver l’environnement, c’est préserver l’avenir de nos enfants.

Propos recueillis par Rova Andriantsileferintsoa

Facebook : Nicolas ECOLO
Contact : +261 34 70 985 17

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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