Nicolas Ecolo : En vert et contre tout
10 septembre 2025 // Influenceur du mois // 4201 vues // Nc : 188

Son surnom est Nicolas ECOLO. Ingénieur en sciences agronomiques et enseignant dans des universités privées, il voue une attention particulière à la nature, jusqu’à la plus petite fourmi. Depuis récemment, il partage sa passion pour l’environnement depuis sa maison de Saharoaloha Antsirabe, tout en développant un projet d’autosuffisance alimentaire.

Absolument passionné de nature ?
Je m’inspire de la façon dont elle produit pour produire à mon tour. Le respect de l’environnement est devenu une éthique et une philosophie de vie. Je considère chaque élément, du plus petit au plus grand. Pour moi, la nature est comme une déesse, et ceux qui la détruisent sont des pécheurs. L’agroécologie, que je pratique à travers la permaculture, n’est qu’une partie de ce mode de vie. J’ai aussi lancé un projet d’autosuffisance alimentaire sur six ares de terre. Pour les légumes, c’est acquis, il me reste la viande et les protéines. D’ici cinq mois, je vivrai à cent pour cent de ma production.

Pourquoi avoir créé une page Facebook ?
« Tongasoa ety amin’i Nicolas ECOLO ! » Au départ, c’était une blague avec ma compagne. Mais ce partage de mon mode de vie a parlé aux gens. J’ai compris que Facebook pouvait être une arme pour diffuser des connaissances et de bonnes pratiques. Sans sponsor, la page a atteint 34.000 abonnés en trois mois.

Cela prouve que cette symbiose avec la nature sommeille en chacun : il a suffi d’un déclic. Grâce à cette communauté, des projets et même des étrangers sont venus apprendre ici. Mon ambition est de changer le monde, même si je reste le « petit Nicolas » de Saharoaloha. Ce que je préfère, c’est sensibiliser ceux qui détruisent la nature. Je fais ma part.

Mais que manque-t-il à Madagascar ?
J’ai appris qu’un diplôme d’ingénieur agronome ne garantit pas l’engagement. Ce sont les passionnés qui feront évoluer les choses. La nature est en symbiose : l’élevage peut remplacer les pesticides, mais peu le comprennent. Beaucoup de paysans voient l’agroécologie comme un simple retour au traditionnel, alors qu’elle représente l’agriculture du futur, plus respectueuse que le bio. Chacun de nous a une responsabilité, politiciens ou non. Préserver l’environnement, c’est préserver l’avenir de nos enfants.

Propos recueillis par Rova Andriantsileferintsoa

Facebook : Nicolas ECOLO
Contact : +261 34 70 985 17

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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