Badass : Ride, beer & rock’n’roll !
9 octobre 2021 // Sortir // 5363 vues // Nc : 141

Ouvert en juillet dernier à Andranobevava, le Badass–Motorcycle Community est sans aucun doute le repaire des « bikers ». On y parle bécane, moteur et cylindres, mais c’est aussi le lieu idéal pour déguster une cuisine simple et généreuse qui fait vroum-vroum au palais.  

« Je fais de la moto depuis des années. J’ai toujours rêvé d’avoir un pub anglais ou un honky tonk

comme aux États-Unis. Nous avons décidé de créer cet endroit pour transmettre l’esprit des bikers et permettre aux non-initiés d’intégrer cette communauté, d’où le nom Motorcycle Community », explique Ranto, le boss. L’établissement respire cet univers de motards de la décoration à la cuisine. Tous les matériaux sont recyclés comme les fûts, les palettes, les pièces récupérées des motos… l’esprit mécanique n’est jamais loin. « Il y a cette tendance de custom culture depuis quelques années. Par exemple, notre bar a été conçu par Varongy. Nous avons également une petite boutique où nous vendons des accessoires pour les bikers, la plupart en cuir. Le but c’est de collaborer avec les artisans locaux. »

Côté cuisine, c’est la cheffe Farah Rabekijana qui « ride. » En tant que passionnée de moto, c’est tout naturellement qu’elle s’est retrouvée dans les cuisines de Badass. À la carte baptisée Hail to the King (Salutation au roi), on retrouve les Burgers Road dont les noms sont toujours inspirés des bécanes, notamment des Harley : Fat Bob, Fat Boy et Street Bob. Pour les amoureux de viande, ils peuvent choisir les Grills comme le Mono, en référence au monocylindre, entre crevettes, porc ou zébu, le V-Twin pour le terre-mer ou le V-Max pour les trois viandes avec plusieurs accompagnements. Mais l’établissement propose également le Ride of The Day (Plat du jour) avec le Gasy Express soit du vary sy loaka.

« Beaucoup d’employés de bureau passent chez nous. Ils n’ont pas le temps de s’attabler mais veulent bien manger. » Comme la Cheffe est une passionnée de cuisine japonaise, les sushis sont aussi de la partie. Le Yoshimura, en référence à cette firme japonaise productrice de pots d’échappement, les Ninja en rappelle à la Kawasaki Ninja ou encore la Hayabusa. « Mais on retrouve aussi des plats plus travaillés car la cheffe a de la technique. Elle a, par exemple, revisité le traditionnel plat anglais, le filet de bœuf Wellington. » Et quand il y a à manger, il y a bien sûr à boire.

D’un côté, le Softail, pout tout ce qui est boisson soft. « Dans le milieu de la moto, le soft, c’est au niveau des suspensions. Quand tu as du soft, la moto réagit bien aux dos d’âne, par exemple. » De l’autre côté, le Hardtail dont l’un des cocktails le plus explosif est la Faiseuse de veuve. Un surnom donné par les anglais à ce modèle de moto, très puissante, produit par la firme japonaise Kawasaki dans les années 1980. Pour les maîtres des lieux, leur établissement est avant tout communautaire d’où le nom Badass. « Ce terme, c’est le côté bad boy, plutôt rebelle, qui impose sa personnalité. Et c’est cet esprit que nous voulons apporter au lieu. Les gens peuvent venir comme ils sont, il n’y a pas de discrimination. On ne vend pas un service, on vend plutôt une expérience. » Et c’est un concept qui roule !


Aina Zo Raberanto

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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