Badass : Ride, beer & rock’n’roll !
9 octobre 2021 // Sortir // 4836 vues // Nc : 141

Ouvert en juillet dernier à Andranobevava, le Badass–Motorcycle Community est sans aucun doute le repaire des « bikers ». On y parle bécane, moteur et cylindres, mais c’est aussi le lieu idéal pour déguster une cuisine simple et généreuse qui fait vroum-vroum au palais.  

« Je fais de la moto depuis des années. J’ai toujours rêvé d’avoir un pub anglais ou un honky tonk

comme aux États-Unis. Nous avons décidé de créer cet endroit pour transmettre l’esprit des bikers et permettre aux non-initiés d’intégrer cette communauté, d’où le nom Motorcycle Community », explique Ranto, le boss. L’établissement respire cet univers de motards de la décoration à la cuisine. Tous les matériaux sont recyclés comme les fûts, les palettes, les pièces récupérées des motos… l’esprit mécanique n’est jamais loin. « Il y a cette tendance de custom culture depuis quelques années. Par exemple, notre bar a été conçu par Varongy. Nous avons également une petite boutique où nous vendons des accessoires pour les bikers, la plupart en cuir. Le but c’est de collaborer avec les artisans locaux. »

Côté cuisine, c’est la cheffe Farah Rabekijana qui « ride. » En tant que passionnée de moto, c’est tout naturellement qu’elle s’est retrouvée dans les cuisines de Badass. À la carte baptisée Hail to the King (Salutation au roi), on retrouve les Burgers Road dont les noms sont toujours inspirés des bécanes, notamment des Harley : Fat Bob, Fat Boy et Street Bob. Pour les amoureux de viande, ils peuvent choisir les Grills comme le Mono, en référence au monocylindre, entre crevettes, porc ou zébu, le V-Twin pour le terre-mer ou le V-Max pour les trois viandes avec plusieurs accompagnements. Mais l’établissement propose également le Ride of The Day (Plat du jour) avec le Gasy Express soit du vary sy loaka.

« Beaucoup d’employés de bureau passent chez nous. Ils n’ont pas le temps de s’attabler mais veulent bien manger. » Comme la Cheffe est une passionnée de cuisine japonaise, les sushis sont aussi de la partie. Le Yoshimura, en référence à cette firme japonaise productrice de pots d’échappement, les Ninja en rappelle à la Kawasaki Ninja ou encore la Hayabusa. « Mais on retrouve aussi des plats plus travaillés car la cheffe a de la technique. Elle a, par exemple, revisité le traditionnel plat anglais, le filet de bœuf Wellington. » Et quand il y a à manger, il y a bien sûr à boire.

D’un côté, le Softail, pout tout ce qui est boisson soft. « Dans le milieu de la moto, le soft, c’est au niveau des suspensions. Quand tu as du soft, la moto réagit bien aux dos d’âne, par exemple. » De l’autre côté, le Hardtail dont l’un des cocktails le plus explosif est la Faiseuse de veuve. Un surnom donné par les anglais à ce modèle de moto, très puissante, produit par la firme japonaise Kawasaki dans les années 1980. Pour les maîtres des lieux, leur établissement est avant tout communautaire d’où le nom Badass. « Ce terme, c’est le côté bad boy, plutôt rebelle, qui impose sa personnalité. Et c’est cet esprit que nous voulons apporter au lieu. Les gens peuvent venir comme ils sont, il n’y a pas de discrimination. On ne vend pas un service, on vend plutôt une expérience. » Et c’est un concept qui roule !


Aina Zo Raberanto

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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