Badass : Ride, beer & rock’n’roll !
9 octobre 2021 // Sortir // 8024 vues // Nc : 141

Ouvert en juillet dernier à Andranobevava, le Badass–Motorcycle Community est sans aucun doute le repaire des « bikers ». On y parle bécane, moteur et cylindres, mais c’est aussi le lieu idéal pour déguster une cuisine simple et généreuse qui fait vroum-vroum au palais.  

« Je fais de la moto depuis des années. J’ai toujours rêvé d’avoir un pub anglais ou un honky tonk

comme aux États-Unis. Nous avons décidé de créer cet endroit pour transmettre l’esprit des bikers et permettre aux non-initiés d’intégrer cette communauté, d’où le nom Motorcycle Community », explique Ranto, le boss. L’établissement respire cet univers de motards de la décoration à la cuisine. Tous les matériaux sont recyclés comme les fûts, les palettes, les pièces récupérées des motos… l’esprit mécanique n’est jamais loin. « Il y a cette tendance de custom culture depuis quelques années. Par exemple, notre bar a été conçu par Varongy. Nous avons également une petite boutique où nous vendons des accessoires pour les bikers, la plupart en cuir. Le but c’est de collaborer avec les artisans locaux. »

Côté cuisine, c’est la cheffe Farah Rabekijana qui « ride. » En tant que passionnée de moto, c’est tout naturellement qu’elle s’est retrouvée dans les cuisines de Badass. À la carte baptisée Hail to the King (Salutation au roi), on retrouve les Burgers Road dont les noms sont toujours inspirés des bécanes, notamment des Harley : Fat Bob, Fat Boy et Street Bob. Pour les amoureux de viande, ils peuvent choisir les Grills comme le Mono, en référence au monocylindre, entre crevettes, porc ou zébu, le V-Twin pour le terre-mer ou le V-Max pour les trois viandes avec plusieurs accompagnements. Mais l’établissement propose également le Ride of The Day (Plat du jour) avec le Gasy Express soit du vary sy loaka.

« Beaucoup d’employés de bureau passent chez nous. Ils n’ont pas le temps de s’attabler mais veulent bien manger. » Comme la Cheffe est une passionnée de cuisine japonaise, les sushis sont aussi de la partie. Le Yoshimura, en référence à cette firme japonaise productrice de pots d’échappement, les Ninja en rappelle à la Kawasaki Ninja ou encore la Hayabusa. « Mais on retrouve aussi des plats plus travaillés car la cheffe a de la technique. Elle a, par exemple, revisité le traditionnel plat anglais, le filet de bœuf Wellington. » Et quand il y a à manger, il y a bien sûr à boire.

D’un côté, le Softail, pout tout ce qui est boisson soft. « Dans le milieu de la moto, le soft, c’est au niveau des suspensions. Quand tu as du soft, la moto réagit bien aux dos d’âne, par exemple. » De l’autre côté, le Hardtail dont l’un des cocktails le plus explosif est la Faiseuse de veuve. Un surnom donné par les anglais à ce modèle de moto, très puissante, produit par la firme japonaise Kawasaki dans les années 1980. Pour les maîtres des lieux, leur établissement est avant tout communautaire d’où le nom Badass. « Ce terme, c’est le côté bad boy, plutôt rebelle, qui impose sa personnalité. Et c’est cet esprit que nous voulons apporter au lieu. Les gens peuvent venir comme ils sont, il n’y a pas de discrimination. On ne vend pas un service, on vend plutôt une expérience. » Et c’est un concept qui roule !


Aina Zo Raberanto

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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