En ville avec Kala Vony
11 mars 2022 // Downtown // 6462 vues // Nc : 146

Quand elle ne passe pas des heures à créer, polir et admirer ses pierres précieuses, Kala Vony aime passer du bon temps avec ses amis. Elle nous livre ses bons plans dans la capitale.

Votre resto favori ?
Je ne vais pas trop dans les restos, j'ai toujours préféré les repas faits maisons.
Mais de tous les restos où je suis allée, j’aime beaucoup le Citizen à Isoraka et sa superbe vue.  

Votre plat préféré ?
Sans hésiter, « lasopy légume », une bonne soupe de légumes !

Votre boisson fétiche ?
Le café !

Vos hobbies ?
Je suis passionnée de lecture. Je peux dévorer un roman entier en une journée au point d'oublier de manger.
J'adore aussi naviguer sur internet, pour suivre les infos, chercher des nouvelles idées, des inspirations.
Et écouter de la musique, je ne me sépare jamais de mes écouteurs !

Un endroit pour faire du shopping ?
La plupart du temps, je fais mon shopping en ligne mais il m’arrive de me balader dans les marchés de Tana comme à Mahamasina ou Analakely, surtout pour les fruits et les légumes. J'adore aussi la boutique Mod'ado à Ambatomitsangana, on y trouve pleins de vêtements sympas.

Les meilleurs plans pour un apéro ou pour terminer la soirée ?
Pour une petite pause l'après-midi pour un vendredi joli, je vais à La Teinturerie à Ampasanimalo.

Un endroit pour s’évader ?
Je n'y suis jamais allée mais j'aimerais visiter la réserve expérimentale de Vohimana à l’est de Tana.

Les meilleurs plans pour les vacances ?
Morondava, Foulpointe, Ranomafana Ifanadiana.

L’événement culturel qui vous a marqué ?
Le Fianar Reggae Festival. J'adore le reggae et c'est en même temps une occasion de passer un moment avec les amis en dehors de Tana. Ça me manque !

Votre actualité ?
Je vais sortir une nouvelle collection de bijoux très flashy, je n'ai pas encore de date car je suis en pleine création en ce moment. Sinon, il y a une expo avec d'autres amis artistes qui se prépare pour le 8 mars prochain.


Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

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Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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