Masombahiny : Pour l’amour de la poterie
11 février 2026 // Déco // 835 vues // Nc : 193

Vases sculpturaux, objets décoratifs aux lignes sobres, pièces uniques pensées pour l’espace intérieur : à Masombahiny Ambohimalaza, Onimirindra Anthonio Landry transforme l’argile en éléments de décoration à part entière. Chaque création dialogue avec la lumière, le volume et l’âme des maisons, entre élégance brute, mémoire ancestrale et sens du détail.

À l’heure où la décoration industrielle envahit les intérieurs, certaines pièces imposent le silence et captent immédiatement le regard. Le long de la RN2, les créations en argile de Landry métamorphosent les maisons en espaces vivants où chaque objet raconte une histoire. « Je veux que mes créations ne se contentent pas de remplir l’espace, mais qu’elles le structurent et le subliment », confie-t-il. Même un petit vase peut rythmer la pièce et créer une ambiance. Le vase décoratif est le cœur de son atelier. Plus qu’un simple contenant, il devient un élément d’architecture intérieure. Les vases de coin, sa signature, investissent les angles oubliés des salons et des chambres, accentuent la verticalité et donnent du rythme à l’espace. Les prix varient selon la taille et l’argile : de 25 000 ariary pour un vase de 41 cm jusqu’à 100 000 ariary pour un modèle monumental d’un mètre.

Mais l’univers de Landry ne s’arrête pas là. Maisonnettes stylisées, plats décoratifs, sucriers, salières, brûle-parfums ou objets ornés de mots discrets comme « HOME » enrichissent les intérieurs. Pensées pour le salon, la salle de bain ou une terrasse ombragée, ces pièces jouent avec la lumière, la texture et les volumes. « Même un petit objet doit apporter une ambiance », insiste-t-il. Les maisonnettes décoratives, à partir de 6 000 ariary, ajoutent une touche poétique aux étagères et tables basses.La matière elle-même devient un langage décoratif. Landry travaille la tournena, brute et mate, idéale pour les grandes pièces, mais aussi des argiles grises, rouges, jaunes, noires et bleues. « Chaque argile a sa personnalité. Choisir l’argile, c’est déjà commencer à créer », explique-t-il.

Entièrement artisanal, le processus s’étend sur environ sept jours : façonnage au tour actionné au pied, séchage, cuisson, finitions minutieuses. « Je ne précipite jamais la création. Chaque geste compte. » Au-delà de l’esthétique, il revendique une dimension symbolique. « L’homme vient de la terre. Les objets en argile portent énergie et mémoire. » Présent sur Facebook via Vase Argile Malagasy, Landry accueille aussi les amateurs dans son atelier de Masombahiny, entre pièces uniques et commandes personnalisées. Ici, l’argile ne décore pas seulement : elle habite l’espace et lui donne une âme.

Lucas Rahajaniaina

Contact : 0374959524
WhatsApp : 0346854028
Facebook : Vase Argile Malagasy

Laisser un commentaire
no comment
no comment - FIM 2026 : Madagascar en mouvement

Lire

8 mai 2026

FIM 2026 : Madagascar en mouvement

Le CCI Ivato a ouvert ses portes hier pour la 27e édition de la Foire internationale de Madagascar. Le thème choisi — « Madagascar en mouvement : les...

Edito
no comment - Travail, travail, travail… mais lequel ?

Lire le magazine

Travail, travail, travail… mais lequel ?

Le 1er mai, à Madagascar, certains se lèvent à l'aube pour aller… travailler. Pas par oubli du calendrier, mais par nécessité. Il y a quelque chose de presque philosophique là-dedans. Depuis des décennies, le monde entier célèbre ce jour comme une victoire arrachée de haute lutte — Chicago, 1886, le sang des ouvriers sur les pavés, la semaine de huit heures comme horizon promis. Belle histoire. Sauf qu'ici, à Antananarivo comme à Tamatave, la question n'est pas tant de combien d'heures on travaille, mais bien de combien de travaux on jongle simultanément. Prenez ce vieux Mamy. Fonctionnaire le matin, revendeur de crédit téléphonique l'après-midi, et le week-end — discret, mais régulier — petit élevage de poulets en banlieue. Trois activités, un seul homme, zéro fiche de paie qui suffise. Ce n'est pas de l'ambition, c'est de la survie érigée en système. On appelle ça « avoir plusieurs cordes à son arc », expression polie pour désigner une réalité que beaucoup connaissent sans jamais nommer.Car le vrai travail malgache, celui qui fait tourner les familles, se passe rarement sous les projecteurs des statistiques officielles. Il est informel, inventif, insaisissable. Un peu comme ce personnage de Sisyphe — mais version optimiste : Sisyphe qui, en remontant son rocher, aurait trouvé le moyen de vendre des cacahuètes sur le chemin. Alors pour ce 1er mai, fêtons le travail — tous les travaux. Celui qu'on déclare et celui qu'on tait. Celui du contrat et celui du débrouillard. Avec une pensée particulière pour tous ceux qui, aujourd'hui encore, n'auront pas le luxe de s'arrêter pour célébrer. La fête du Travail leur appartient aussi. Peut-être même surtout.Solofo Ranaivo

No comment Tv

Interview - Ferme de la Jungle - Avril 2026 - NC 195

Découvrez la Ferme de la Jungle, dans le no comment ® NC 195 – avril 2026
Nichée à Ambohimanarina, en plein cœur d’Antananarivo, la Ferme de la Jungle de Rajaonarivony Christian offre une escapade nature surprenante : eau, verdure et animaux rares sur près de 5 hectares. Pêche, pique-nique, visites guidées… le site peut accueillir jusqu’à 300 personnes.

Focus

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada, le samedi 21 et dimanche 22 février au Tana Water Front

no comment - Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Voir