Aluminium : Ne pas avaler
11 janvier 2026 // Déco // 1645 vues // Nc : 192

Connus dans le monde entier pour leurs marmites, les artisans d’Ambatolampy explorent aujourd’hui un autre territoire : celui de la décoration. Baobabs, makis, aloalo ou charrettes à zébus en aluminium poli s’invitent désormais dans des salons feutrés, des hôtels haut de gamme et des festivals culturels.

À Ambatolampy, le bruit de la fonderie a toujours été une bande-son familière. Longtemps, il annonçait la naissance d’une marmite. Aujourd’hui, il raconte autre chose. Dans certains ateliers, l’aluminium se détourne de la cuisine pour devenir objet de contemplation. Une mutation discrète, mais assumée. À l’origine de ce virage, l’atelier Vilany Tsara Ambatolampy, dirigé par Haingo Arisoa Volantantely et sa famille. Entre moules, croquis et pièces en cours de polissage, on façonne ici des objets décoratifs inspirés du paysage malgache : silhouettes de makis, ravinala stylisés, baobabs élancés, aloalo ou scènes rurales avec charrettes à zébus. « La plupart fabriquent encore des marmites. Chez nous, nous faisons aussi de la décoration intérieure », explique simplement la gérante.

À Ambatolampy, le bruit de la fonderie a toujours été une bande-son familière. Longtemps, il annonçait la naissance d’une marmite. Aujourd’hui, il raconte autre chose. Dans certains ateliers, l’aluminium se détourne de la cuisine pour devenir objet de contemplation.

Une mutation discrète, mais assumée. À l’origine de ce virage, l’atelier Vilany Tsara Ambatolampy, dirigé par Haingo Arisoa Volantantely et sa famille. Entre moules, croquis et pièces en cours de polissage, on façonne ici des objets décoratifs inspirés du paysage malgache : silhouettes de makis, ravinala stylisés, baobabs élancés, aloalo ou scènes rurales avec charrettes à zébus. « La plupart fabriquent encore des marmites. Chez nous, nous faisons aussi de la décoration intérieure », explique simplement la gérante.

Le processus reste celui de la tradition : moulage, fusion, coulée, refroidissement, puis un long travail de finition. « Tout commence par le moule. C’est lui qui impose le rythme et la précision », précise-t-elle. Certains clients arrivent avec un dessin, d’autres avec une photo, quelques-uns avec leur propre moule. Un revendeur parisien a même confié ses modèles exclusifs à l’atelier. Le temps de fabrication varie : quelques jours pour une petite pièce, jusqu’à un mois pour un grand format. Après la fonte, l’aluminium brut, gris et mat, passe par le polissage. Il devient brillant, parfois doré, presque précieux. Les prix suivent cette diversité : à partir de 10 000 ariary pour les petits objets, jusqu’à 1 200 000 ariary pour une grande charrette d’exposition.

Les créations voyagent. On les retrouve dans des festivals culturels — comme le Festival des Baleines — mais aussi dans des hôtels, des salons chics, chez des collectionneurs. « Nous suivons l’actualité culturelle et créons des pièces thématiques pour chaque événement », souligne Haingo Arisoa Volantantely. Cette ambition a toutefois ses contraintes. Contrairement aux marmites, la décoration exige un aluminium plus pur, souvent importé. Un surcoût assumé, malgré des équipements de plus en plus chers. « On pourrait aller plus loin si les matières premières étaient plus accessibles », confie-t-elle, avant d’esquisser un sourire : « Un jour, pourquoi pas des pièces pour les bateaux… ou même les avions. » Puisqu’on parle de pièces qui voyagent loin !

Lucas Rahajaniaina

Contact : 034 39 546 54
Atelier de création : Vilany Tsara Ambatolampy à Ambanimaso

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
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