Loups-Garous-like : Petites trahisons entre amis
10 novembre 2020 // Media & Add-0n // 8417 vues // Nc : 130

Pas besoin de sortir pour chiller. Pas besoin d’écran non plus, même si ça peut aider. Rester chez soi nous a appris à (ré)apprécier d’anciens plaisirs en famille, entre deux disputes non méritées.

Au même titre que les jeux vidéo, les jeux de société ont plutôt bien vécu 2020. Pour peu qu’on ait une famille ou des amis qui aiment se retrouver, le confinement a été l’occasion de renouer avec le plaisir du jeu sur table. Et contrairement à ce que la jeunesse actuelle peut laisser penser, le jeu de société trouve toujours sa place dans un foyer (#boomer). Que ce soit l’incontournable Takenoko ou le plus récent Disney Villainous, c’est un divertissement intemporel, qui sait se renouveler et s’adapter aux tendances d’une époque. Nous ne pouvons pas parler de jeu d’ambiance sans évoquer le ténor du genre, à savoir Les Loups Garous de Thiercelieux (LLGT), jeu de rôles cachés et de mensonges par excellence.

Ce qui a maintenu LLGT au top, c’est qu’il se contente de trois fois rien pour peu qu’on se mette d’accord sur la manière de distribuer les rôles dans la partie. C’est ce qui lui vaut son succès d’aujourd’hui, et les multiples adaptations/inspirations/copies auxquelles il a eu droit. Ce n’est pas pour rien qu’on parle de « Loups Garous-like» pour nommer les jeux à rôles cachés tels que Mafia, même si les règles diffèrent, même parfois de très loin. Un succès qui est allé jusqu’aux jeux vidéo, puisque les plateformes en ligne se multiplient pour proposer l’expérience LLGT, que ce soit sur navigateur ou sur smartphone et tablette comme avec Wolfy.

Et parlant d’adaptation, profitons-en pour rendre à César ce qui est à César, puisqu’on ne peut nier le fait que l’effervescence autour de ces jeux est aussi due aux influenceurs, s’étant attelés ces dernières années à raviver cette expérience sociale pour le bonheur du grand public et de l’industrie. On peut notamment citer des émissions comme En Plateau ou Mensonges et Trahisons sur la chaîne Twitch LeStream, les plus célèbres côté francophone.

Selon le spécialiste du genre, Olivier Rofellos, chroniqueur sur LeStream.fr, le marché du jeu de société ne s’est jamais aussi bien porté qu’en 2019, et il a connu une explosion en 2020, notamment avec le confinement. Les joueurs ont (re)trouvé la joie du classique, et c’est pour ça que la compilation de jeux traditionnels 51 Worldwide Classics s’est hissé dans le top 10 des jeux Switch les plus vendus à sa sortie au Royaume-Uni, et dans le top 50 mondial depuis la sortie de la console. Oui, on parle bien d’un jeu qui regroupe Mastermind, Puissance 4, et d’autres venant des quatre coins du monde.

Le jeu social « à l’ancienne » est aussi fort que jamais, et n’est pas prêt à lâcher du lest. L’apport vidéoludique permet même d’apprécier un bon vieux Trivia Pursuit en solo contre l’IA, et nous débarrasse ainsi de l’obligation de trouver d’autres joueurs réels. Mais soyons honnêtes, rien ne vaut l’expérience à plusieurs, les petites trahisons entre amis lors des votes d’élimination autour d’un bol de chips, et les bonnes vieilles disputes de couple pour savoir pourquoi l’un n’a pas vendu La Rue de la Paix à l’autre.

Propos recueillis par Eymeric Radilofe

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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