Le Romazava : Gargote haut de gamme!
26 janvier 2024 // Sortir // 6656 vues // Nc : 168

L’art de la cuisine locale s’est élevé au rang d’œuvre d’art grâce au gargote Le Romazava. Situé à Isoraka, c'est un lieu qui respire la chaleur et la simplicité, créant une expérience culinaire mémorable. Ouvert tous les midis du lundi au samedi vers 10 h, Le Romazava dévoile son charme depuis cinq mois déjà, sous la direction de Maxence BIGEY.

Dès qu’on pénètre dans ce sanctuaire culinaire, notre regard est immédiatement captivé par des tableaux qui illustrent avec finesse et créativité la riche culture malgache. Les photographies prises par Max lui-même lors de ses périples à travers l’Île racontent des histoires uniques. On distingue des scènes de la mer de Vatomandry avec ses pêcheurs, les plantes malgaches, la vanille et bien d’autres. Mais ce n’est pas tout, des marmites malgaches s’accrochent fièrement aux murs et certaines se transforment en abat-jour pour diffuser la lumière chaleureuse et tamisée, créant une atmosphère intimiste. Les tables, quant à elles, abordent des touches personnalisées, et les chaises en banquette, à l’image des fast-foods américains, offrent une invitation accueillante, prêtes à recevoir une foule d’amateurs de saveurs exquises.

En effet, le romazava zébu est servi comme le plat phare. Maxence a créé un plat unique : la fondue Romazava. Ce plat personnalisé, concocté par lui-même réuni zébu, poulet, poisson, crevettes, riz parfumé, rougaille et piment maison. « Placée au centre de la table, une machine permet à chacun de cuire sa viande dans le bouillon, à son goût ». Toutefois, la fondue Romazava est un plat exclusif qui nécessite une réservation préalable.  Cependant, la gargote distinguée propose des plats typiquement malgaches comme le voanjobory et le henakisoa, les tripes en sauce, ou le poulet au coco curry. Maxence est convaincu que la véritable essence de la cuisine malgache réside dans les gargotes. Toutefois, il est conscient des préoccupations des touristes quant à l’hygiène, au service et au cadre souvent négligés dans ces lieux plus modestes. « C’est ainsi qu’est née mon idée de créer une gargote haut de gamme, où l’on peut déguster des plats typiquement malgaches dans un environnement convivial et agréable ». Ainsi, l’objectif est clair : rendre accessible tous les délices de la cuisine malgache traditionnelle, sans compromis sur la qualité, tout en offrant un cadre attrayant.

Le Romazava ne cesse de surprendre et de susciter l’étonnement de ses clients. Certains sont étonnés de découvrir que le génie derrière cette gargote n’est pas malgache. Max partage avec joie une anecdote où un client, surpris de la qualité des plats s’est exclamé : « C’est incroyable qu’un Français ait créé cela, car les plats sont délicieux ! » Pour tout dire, il est ravi de constater que de nombreux Malgaches viennent goûter à son romazava. En outre, il cible deux publics distincts : les Malgaches qui délaissent la cuisine traditionnelle chez eux ou qui hésitent de fréquenter les gargotes traditionnelles, et les étrangers de passage ou les résidents désireux de s’initier aux délices malgaches. À un prix abordable de 15.000 Ariary par plat, l’accessibilité est au cœur de la proposition.

Dans sa vision pour le Romazava, Maxence préfère maintenir une certaine régularité et une norme de référence. En adoptant une approche conservatrice, il ne souhaite pas apporter de grands changements pour le moment. « On m’a suggéré d’inclure des animations pour divertir les clients, mais j’ai rejeté l’idée. Depuis quand les gargotes font des animations ? ». Il souligne également que si les tables sont occupées et que d’autres personnes arrivent, il peut demander à ceux déjà installés de se pousser, car c’est ainsi que fonctionnent les gargotes à Madagascar, suivant un principe de partage.

Alors, un petit tour pour goûter l’authenticité et la convivialité ?  Car au Romazava, chaque repas est une invitation à s’immerger dans la culture malgache !

Propos recueillis par  Cédric Ramandiamamanana
Contact Le Romazava : +261 32 05 070 00

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Bred Madagasikara Banque Populaire : Un an de présence sur le marché

Lire

21 février 2026

Bred Madagasikara Banque Populaire : Un an de présence sur le marché

Bred Madagasikara Banque Populaire célèbre le premier anniversaire de son implantation à Madagascar, sous le slogan « 1 an à vos côtés ». L’établissem...

Edito
no comment - Prêt à offrir

Lire le magazine

Prêt à offrir

Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

No comment Tv

Interview - Dee Andriambelo - Février 2026 - NC 193

Découvrez 𝗗𝗲𝗲 𝗔𝗻𝗱𝗿𝗶𝗮𝗺𝗯𝗲𝗹𝗼, artiste musicienne, dans le 𝐧𝐨 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭® NC 193 - Février 2026
Présente dans plusieurs projets musicaux, elle enchaîne les concerts à travers l’île. Préparant son prochain show avec le groupe de death metal 669, elle accorde une interview à 𝐧𝐨 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭®.

Focus

"Taom-baovao" de l'IFM

"Taom-baovao" de l'IFM, le samedi 24 janvier

no comment - "Taom-baovao" de l'IFM

Voir