Kustom Lab : Au détail près
21 juillet 2023 // Métiers & Petits Métiers // 5200 vues // Nc : 162

Le secteur du detailing automobile gagne en popularité dans le monde et Madagascar n’a rien à envier à l’engouement autour de cette remise à neuf de l’intérieur et de l’extérieur d’un véhicule : avec Kustom Lab, Raulande Andriamaromanana s’est retroussé les manches avec son équipe de 14 techniciens pour redorer des véhicules de tous les genres. Ses mots d’ordre depuis le début de l’année : l’exigence et le sens du détail.

A première vue, Kustom Lab pourrait se confondre aux garages qui longent le By-pass, avec la zone de restauration qui leur est rattachée.
Mais la comparaison s’arrête là, en effet, il s’agit de l’un des rares espaces à Madagascar qui est spécialisé dans le detailing : une technique qui vise à sublimer l’extérieur et l’intérieur d’un véhicule par des techniques de nettoyage professionnelles. En somme, il s’agit d’effacer les marques du temps, corriger les défauts apparents, nettoyer, polir, lustrer et protéger la carrosserie ainsi que les éléments intérieurs et extérieurs du véhicule.
Pour cela, l’équipe de Raulande Andriamaromanana consacre en moyenne neuf à onze jours pour un detailing extérieur de l’automobile, et six à sept jours pour le detailing intérieur.
Vu que ces processus comportent des opérations compliquées et nécessitant parfois des précisions millimétriques, Raulande Andriamaromanana préfère parfois refuser une prestation au lieu de risquer de délivrer un travail qui ne serait pas satisfaisant.

« Il y a certains clients qui exigent que le travail soit fait dans un délai très limité, une durée qui ne suffit pas pour réaliser un detailing digne de ce nom. Alors s’il insiste, nous lui informons expressément que nous ne sommes pas responsables si le travail ne le satisfait pas après. » En effet, le detailing implique des étapes sensibles comme une décontamination chimique, une pose de protection et brillance en cire naturelle, et même un décrassage intégral de l’habitacle. Résultat : les voitures sortent comme neuves. Néanmoins, Kustom Lab a su diversifier son offre. D’abord, l’entreprise offre des mises en beauté express en une journée, et elle ne se limite pas aux voitures de luxe comme on pourrait le croire. « Certaines personnes pensent que nous ne réalisons le detailing que pour les voitures de luxe, mais en réalité nous recevons tous les types de véhicule ici, et le prix est flexible par rapport au temps de travail requis et la demande du client ». La preuve, les clients qui y affluent viennent soit pour l’image soit pour rehausser le capital de ce bien, de plus en plus précieux sur le marché.

Mais Kustom Lab, c’est aussi une histoire de passion. Lapidaire de formation, Raulande Andriamaromanana a préservé sa passion du détail après s’être reconvertie dans le detailing. Elle reconnait volontiers que le profit n’est pas le maître mot et traite les véhicules à moteur comme on traite des bijoux précieux. « Il y a des clients qui ont des demandes assez extravagantes quant à la couleur, mais nous savons que ce n’est pas la couleur appropriée pour tel ou tel modèle de voiture, alors nous essayons tant bien que mal de le conseiller sans pour autant le blesser, car après, il risque de ne pas être satisfait si ce sont les autres qui lui font la remarque », ajoute-t-elle avec humour. Là où la méticulosité va de pair avec le goût, l’équipe ne tire qu’une seule satisfaction. « Notre plus grand bonheur, c’est d’entendre le client dire qu’il est satisfait. Si vous prêtez attention dans la rue, il y a toujours des voitures qui attirent soudain l’attention sans qu’on arrive à expliquer pourquoi, eh bien c’est parce qu’elles sont passées au detailing. »

Propos recueillis par  Mpihary Razafindrabezandrina

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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