Itokiana Andrianasolo : RC Inside
28 juillet 2023 // Loisirs & J’ai essayé // 4894 vues // Nc : 162

Les voitures miniatures gagnent du terrain à Madagascar. Ces petites machines sous licences attirent plus d'un, et deviennent le nouveau loisir des grands. Le RC Inside regroupe, depuis 2018, les passionnés des voitures radiocommandées. De petits groupes à nationaux, les amateurs trouvent toujours le moyen de se retrouver autour d'un circuit improvisé. Itokiana Andrianasolo, membre et co-fondateur du groupe, nous partage sa passion.

Le RC, qu'est-ce que c'est ?
RC pour radiocommandé, ce sont les voitures miniatures guidées par une commande à distance. Il y a deux catégories de RC : les "toys" ou ces petits véhicules qu'on trouve dans les magasins de jouets, et "hobby". Le RC Hobby regroupe de vraies voitures - avec tous ses équipements - mais en petite taille. Il y a du ⅕, de la taille d'une table, du 1/9 et du 1/10, plus petite. De cette même catégorie, il y existe plusieurs types : le RC rally, drift, touring sur un circuit ou une piste, et crawler pour les circuits à obstacle du style "off-road". Il n'y a pas que les voitures : le RC, c'est aussi les avions, les motos, les bateaux ou les camions. Toutes les composantes des voitures RC sont sous licences : ils proviennent des grandes industries constructrices de voitures. Chaque partie y est placée soigneusement, car il s'agit en fait de petites répliques de vraies voitures.

Comment ça marche ?
Le RC est collé à un émetteur directement relié à son transmetteur. Les voitures fonctionnent avec de l'électricité, et la recharge est réglable selon la nécessité et l'autonomie recherchée. L'électricité part d'une petite boîte contrôleur de vitesse (Electronic Speed Controller), qui la répartit dans toutes les parties de la voiture. Le moteur fonctionne par nombre de tours, et varie selon la vitesse recherchée : plus elle est rapide, plus le tour-moteur est élevé ; mais pour les plus simples, ou pour le crawler, le nombre de tours est plus petit. Il n'y a pas de pré-requis pour se lancer dans ce nouveau loisir, pas de connaissances nécessaires ; nous sommes tous partis de débutants.

Pour ceux qui souhaitent s'y essayer, je dirais qu'il faudrait un budget de 1 million Ariary. Le prix cause une certaine réticence, surtout parce les pièces sont importées, les rendant assez coûteux. Une fois dedans, le RC ne requiert pas de grands soins, à part un petit graissage de temps à autre.

Vous organisez aussi des rencontres…
Oui, chez RC Inside, nous avons déjà organisé un championnat national d'une quarantaine de participants. Nous choisissons l'endroit et le circuit : un circuit normal dure jusqu'à une minute trente, et cela se répète sur plusieurs manches. Au final, celui qui gagne le plus de points - qui a fait le minimum de temps possible - gagne. Le règlement du rally ne change pas de celui des grandes voitures. Nous organisons aussi des petites rencontres entre nous pour se partager les conseils, se détendre entre amis. Dans ces cas, nous allons dans les parcs comme à Tsimbazaza ou à Ambohidratrimo pour un circuit rempli du crawler. Je dirais que le choix du lieu est un grand défi pour le RC : nous n'avons pas d'endroits fixes pour nous réunir, et les lieux publics nécessitent qu'on arrange le circuit de manière à installer le public sans nuire aux autres visiteurs.

Quels sont vos aspirations pour le RC ?
Il y a un groupe à plus de 10.000 membres sur Facebook : Gasy RC. Ma plus grande aspiration pour le moment, c'est que chaque membre de ce groupe possède au moins une voiture RC. Dans le RC Inside, nous discutons souvent de rencontres nationales. Ce juillet, par exemple, est marqué par une manche rally. De mon côté, j'espère que chaque personne intéressée ou passionnée découvre ce loisir par leur propre voiture, et que tous ces amateurs se réunissent pour qu'ensemble, on puisse faire avancer le monde du RC à Madagascar.

Propos recueillis par Rova Andriantsileferintsoa

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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