Ismaël Mihaja : Mon feed, mon CV
25 mars 2026 // Quiz & Actuel // 1179 vues // Nc : 194

Oubliez les selfies et les stories sans fin. Pour Ismaël Mihaja, ses réseaux sont un outil de travail, une extension de son métier et un levier pour sa crédibilité professionnelle. Journaliste indépendant et correspondant pour plusieurs médias africains, Ismaël Mihaja est aussi assistant chercheur sur la gouvernance, les droits humains et la santé sexuelle et reproductive. Des responsabilités qui lui ont fait prendre une décision radicale : les réseaux sociaux ne sont pas faits pour raconter sa vie privée, mais pour mettre en avant son travail. « Les recruteurs et les responsables de projets internationaux regardent ce que vous publiez. Avoir un feed sérieux, ça fait toute la différence », explique-t-il. Alors, LinkedIn et X sont 100 % pro, Facebook aussi. Instagram mélange contenus professionnels et moments plus légers. TikTok et Snapchat ? Pensés pour sensibiliser et partager des idées.

Chaque publication est réfléchie. Ses enquêtes, ses recherches, ses réflexions deviennent des points de contact avec un public engagé, intéressé par ses sujets. L’objectif est clair : construire visibilité, crédibilité et opportunités, tout en protégeant sa vie privée. « Les réseaux sociaux ne sont pas un simple divertissement. Ce sont des outils stratégiques, un prolongement de mon travail de journaliste et également un moyen de montrer qui je suis vraiment », martèle-t-il. Pas de place pour le superflu. Juste du sérieux, de l’impact et un feed qui parle de lui mieux que n’importe quel CV. Du feed au lead, dira-t-on.

Lucas Rahajaniaina

Photos fournies par Ismaël Mihaja

Laisser un commentaire
no comment
no comment - FIM 2026 : Madagascar en mouvement

Lire

8 mai 2026

FIM 2026 : Madagascar en mouvement

Le CCI Ivato a ouvert ses portes hier pour la 27e édition de la Foire internationale de Madagascar. Le thème choisi — « Madagascar en mouvement : les...

Edito
no comment - Travail, travail, travail… mais lequel ?

Lire le magazine

Travail, travail, travail… mais lequel ?

Le 1er mai, à Madagascar, certains se lèvent à l'aube pour aller… travailler. Pas par oubli du calendrier, mais par nécessité. Il y a quelque chose de presque philosophique là-dedans. Depuis des décennies, le monde entier célèbre ce jour comme une victoire arrachée de haute lutte — Chicago, 1886, le sang des ouvriers sur les pavés, la semaine de huit heures comme horizon promis. Belle histoire. Sauf qu'ici, à Antananarivo comme à Tamatave, la question n'est pas tant de combien d'heures on travaille, mais bien de combien de travaux on jongle simultanément. Prenez ce vieux Mamy. Fonctionnaire le matin, revendeur de crédit téléphonique l'après-midi, et le week-end — discret, mais régulier — petit élevage de poulets en banlieue. Trois activités, un seul homme, zéro fiche de paie qui suffise. Ce n'est pas de l'ambition, c'est de la survie érigée en système. On appelle ça « avoir plusieurs cordes à son arc », expression polie pour désigner une réalité que beaucoup connaissent sans jamais nommer.Car le vrai travail malgache, celui qui fait tourner les familles, se passe rarement sous les projecteurs des statistiques officielles. Il est informel, inventif, insaisissable. Un peu comme ce personnage de Sisyphe — mais version optimiste : Sisyphe qui, en remontant son rocher, aurait trouvé le moyen de vendre des cacahuètes sur le chemin. Alors pour ce 1er mai, fêtons le travail — tous les travaux. Celui qu'on déclare et celui qu'on tait. Celui du contrat et celui du débrouillard. Avec une pensée particulière pour tous ceux qui, aujourd'hui encore, n'auront pas le luxe de s'arrêter pour célébrer. La fête du Travail leur appartient aussi. Peut-être même surtout.Solofo Ranaivo

No comment Tv

Interview - Ferme de la Jungle - Avril 2026 - NC 195

Découvrez la Ferme de la Jungle, dans le no comment ® NC 195 – avril 2026
Nichée à Ambohimanarina, en plein cœur d’Antananarivo, la Ferme de la Jungle de Rajaonarivony Christian offre une escapade nature surprenante : eau, verdure et animaux rares sur près de 5 hectares. Pêche, pique-nique, visites guidées… le site peut accueillir jusqu’à 300 personnes.

Focus

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada, le samedi 21 et dimanche 22 février au Tana Water Front

no comment - Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Voir