
Oubliez les selfies et les stories sans fin. Pour Ismaël Mihaja, ses réseaux sont un outil de travail, une extension de son métier et un levier pour sa crédibilité professionnelle. Journaliste indépendant et correspondant pour plusieurs médias africains, Ismaël Mihaja est aussi assistant chercheur sur la gouvernance, les droits humains et la santé sexuelle et reproductive. Des responsabilités qui lui ont fait prendre une décision radicale : les réseaux sociaux ne sont pas faits pour raconter sa vie privée, mais pour mettre en avant son travail. « Les recruteurs et les responsables de projets internationaux regardent ce que vous publiez. Avoir un feed sérieux, ça fait toute la différence », explique-t-il. Alors, LinkedIn et X sont 100 % pro, Facebook aussi. Instagram mélange contenus professionnels et moments plus légers. TikTok et Snapchat ? Pensés pour sensibiliser et partager des idées.
Chaque publication est réfléchie. Ses enquêtes, ses recherches, ses réflexions deviennent des points de contact avec un public engagé, intéressé par ses sujets. L’objectif est clair : construire visibilité, crédibilité et opportunités, tout en protégeant sa vie privée. « Les réseaux sociaux ne sont pas un simple divertissement. Ce sont des outils stratégiques, un prolongement de mon travail de journaliste et également un moyen de montrer qui je suis vraiment », martèle-t-il. Pas de place pour le superflu. Juste du sérieux, de l’impact et un feed qui parle de lui mieux que n’importe quel CV. Du feed au lead, dira-t-on.
Lucas Rahajaniaina
Photos fournies par Ismaël Mihaja