Tojo G5 : Sapé comme jamais
26 avril 2026 // Quiz & Actuel // 1078 vues // Nc : 195

« À Madagascar, nous n'avons pas encore de Nike Store, mais si ça existait, je serais un client fidèle », lance Tojo Emilio Rakotonirina, alias Tojo G5. Ce membre du boys band G5 n'a pas de magasin fétiche unique — il en a plusieurs. Et une conviction qui ne tremble pas. Artiste, il sait ce que signifie construire une image. Chaque tenue est un choix réfléchi, qu'il soit sur scène ou simplement dans la rue. « Que je sois en concert ou dans ma vie de tous les jours, mon style doit refléter qui je suis », confie-t-il. Style urbain en semaine, costume quand l'occasion l'exige — Tojo s'adapte, mais ne s'égare jamais. Vans, Converse, pantalons baggy, colliers, montres, lunettes : tout est pensé pour ne jamais répéter un look, tout en restant cohérent. Une garde-robe comme une signature. La friperie ? Il ne crache pas dessus — il s'en méfie, ce qui est différent. « Les friperies, c'est trop aléatoire. Tu peux passer des heures et repartir sans rien. Pour moi, le style doit être efficace et réfléchi », déclare-t-il, sans ambiguïté. Quand il a une idée précise en tête — une paire de Timberland, une coupe particulière — il va droit au but.

« Je ne peux pas compter sur la chance dans une friperie. Je vais directement là où je sais que je trouverai ce que je veux. Et si je ne trouve pas, je le ferai fabriquer sur mesure », fait-il savoir. L'homme ne lâche pas facilement. Ses adresses de prédilection : Avance Center, Tripolitsa — des boutiques où il trouve vêtements, chaussures et accessoires sous le même toit, avec une qualité garantie. Le prix est un peu en hausse, reconnaît-il volontiers. Mais pour Tojo, se sentir bien dans sa peau n'est pas un luxe. C'est une nécessité.

Lucas Rahajaniaina

Facebook : Rakotonirina Tojo Emilio

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Le 1er mai, à Madagascar, certains se lèvent à l'aube pour aller… travailler. Pas par oubli du calendrier, mais par nécessité. Il y a quelque chose de presque philosophique là-dedans. Depuis des décennies, le monde entier célèbre ce jour comme une victoire arrachée de haute lutte — Chicago, 1886, le sang des ouvriers sur les pavés, la semaine de huit heures comme horizon promis. Belle histoire. Sauf qu'ici, à Antananarivo comme à Tamatave, la question n'est pas tant de combien d'heures on travaille, mais bien de combien de travaux on jongle simultanément. Prenez ce vieux Mamy. Fonctionnaire le matin, revendeur de crédit téléphonique l'après-midi, et le week-end — discret, mais régulier — petit élevage de poulets en banlieue. Trois activités, un seul homme, zéro fiche de paie qui suffise. Ce n'est pas de l'ambition, c'est de la survie érigée en système. On appelle ça « avoir plusieurs cordes à son arc », expression polie pour désigner une réalité que beaucoup connaissent sans jamais nommer.Car le vrai travail malgache, celui qui fait tourner les familles, se passe rarement sous les projecteurs des statistiques officielles. Il est informel, inventif, insaisissable. Un peu comme ce personnage de Sisyphe — mais version optimiste : Sisyphe qui, en remontant son rocher, aurait trouvé le moyen de vendre des cacahuètes sur le chemin. Alors pour ce 1er mai, fêtons le travail — tous les travaux. Celui qu'on déclare et celui qu'on tait. Celui du contrat et celui du débrouillard. Avec une pensée particulière pour tous ceux qui, aujourd'hui encore, n'auront pas le luxe de s'arrêter pour célébrer. La fête du Travail leur appartient aussi. Peut-être même surtout.Solofo Ranaivo

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