E-sport : Rien de mieux qu’un bon baston
9 avril 2021 // Media & Add-0n // 10633 vues // Nc : 135

Lorsqu’on parle d’esport ou e-sport, on pourrait dire qu’il existe l’Afrique et le reste du monde. Pourquoi ? Question de popularité des jeux présents sur la scène compétitive. Madagascar en est un parfait exemple, le monde e-sportif dénotant avec les plus grandes arènes internationales.

Petit « disclaimer » pour ne pas heurter les âmes sensibles : dire ici que la scène malgache ne ressemble pas au reste du monde n’est en rien une critique ou une tentative de la dévaluer. Il s’agit ici de mettre en avant des différences notables, basées sur les actions des acteurs les plus populaires de l’esport, et sur la représentation des jeux lors des événements les plus populaires. Le fait que les deux soient différentes ne veut pas dire que l’une soit meilleure que l’autre, mais uniquement qu’il existe des tendances dans la consommation et la gestion du milieu compétitif.

Lorsqu’on regarde les jeux compétitifs les plus populaires chez les professionnels, on retrouve les habituels League of Legends, CS:GO, Dota 2, FIFA ou encore Hearthstone. À l’exception de FIFA (et dans une certaine mesure Dota 2), tous nécessitent un accès à internet pour pouvoir pratiquer. Or, internet est encore loin d’être démocratisé à Madagascar. Encore moins la qualité de connexion nécessaire à faire tourner des événements de grandes envergures à l’image des LCS (League of Legends Championship Series). Ce n’est pas pour rien que les jeux cités plus haut, bien que joués, sont loin de faire l’unanimité du côté des compétiteurs nationaux.

Les jeux compétitifs attirant le plus joueurs sont bien différents du haut du panier mondial, puisqu’il s’agit des jeux de combat, à l’exception encore une fois de FIFA et PES, des jeux de football, de par la popularité du sport physique. Alors oui, les « versus fighting » sont populaires à l’international. EVO et Combo Breaker sont autant d’événements qu’on ne peut ignorer. Mais ils n’atteignent pas le niveau d’audience des ténors du milieu.

Le récent Arc Rising Tournament et les divers manifestations esportives dans les grandes villes du pays ont prouvé l’attrait pour le genre. Attrait qui s’explique en grande partie par la simplicité à entrer dans le milieu, qui s’accorde à la difficulté pour arriver au sommet. Pour y jouer, pas besoin d’un internet fibre optique et tout le bazar, ni d’un PC à un million de FPS (exagération bien sûr). Une console et des potes suffisent pour débuter, et les meilleurs Malgaches se lancent petit à petit à partir des salles de jeux jusqu’aux arènes nationales. Les plus grands investiront dans d’autres matériels comme des joysticks, mais, dans les faits, ce n’est pas indispensables. Mais atteindre le top niveau demande de l’entraînement, donc du temps et une facilité d’accès aux infrastructures. Ce que les jeux de combat permettent. Ce genre a l’avenir le plus prometteur à Madagascar, et ce n’est pas pour rien que la communauté est la plus active.

L’organisation d’un tournoi demande moins de moyens matériels. Des parties uniques courtes, permettant une flexibilité dans l’organisation d’événements (BO 1 à 10) en 1v1 contrairement aux 5v5 d’un MOBA (Multiplayer Online Battle Arena, arène de bataille en ligne multijoueur), du matériel disponible à coût réduit avec le prix des consoles inférieur à celui des PC et des salles de jeux aux tarifs compétitifs, une communauté de joueurs solide grâce à une notoriété construite sur des années avec, par exemple, les jeux Tekken ou le studio Arc System Works… La Fighting Games Community règne en maître sur l’esport malgache. Une communauté qui ne cesse de grandir, qui vise maintenant le feu des projecteurs internationaux. Mais quel que soit notre jeu de prédilection, l’objectif final est de faire briller l’e-sport.


Propos recueillis par  Eymeric Radilofe

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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