Ismaël Mihaja : Mon feed, mon CV
25 mars 2026 // Quiz & Actuel // 3331 vues // Nc : 194

Oubliez les selfies et les stories sans fin. Pour Ismaël Mihaja, ses réseaux sont un outil de travail, une extension de son métier et un levier pour sa crédibilité professionnelle. Journaliste indépendant et correspondant pour plusieurs médias africains, Ismaël Mihaja est aussi assistant chercheur sur la gouvernance, les droits humains et la santé sexuelle et reproductive. Des responsabilités qui lui ont fait prendre une décision radicale : les réseaux sociaux ne sont pas faits pour raconter sa vie privée, mais pour mettre en avant son travail. « Les recruteurs et les responsables de projets internationaux regardent ce que vous publiez. Avoir un feed sérieux, ça fait toute la différence », explique-t-il. Alors, LinkedIn et X sont 100 % pro, Facebook aussi. Instagram mélange contenus professionnels et moments plus légers. TikTok et Snapchat ? Pensés pour sensibiliser et partager des idées.

Chaque publication est réfléchie. Ses enquêtes, ses recherches, ses réflexions deviennent des points de contact avec un public engagé, intéressé par ses sujets. L’objectif est clair : construire visibilité, crédibilité et opportunités, tout en protégeant sa vie privée. « Les réseaux sociaux ne sont pas un simple divertissement. Ce sont des outils stratégiques, un prolongement de mon travail de journaliste et également un moyen de montrer qui je suis vraiment », martèle-t-il. Pas de place pour le superflu. Juste du sérieux, de l’impact et un feed qui parle de lui mieux que n’importe quel CV. Du feed au lead, dira-t-on.

Lucas Rahajaniaina

Photos fournies par Ismaël Mihaja

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Edito
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Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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