Faly Raberahona : Le riff sans ordonnance
26 juin 2026 // Quiz & Actuel // 984 vues // Nc : 197

Une bonne musique, chez Faly Raberahona, ça se ressent avant de se comprendre. Pas de déchiffrage, pas d'analyse des couches harmoniques, pas de décryptage des intentions du compositeur. « Dès que la mélodie est bonne, je vibre. Je n'écoute pas la technique, je vis le feeling », lance-t-il sobrement.

Pour un homme dont le métier consiste à peser chaque mot d'un acte juridique, c'est presque une déclaration d'indépendance. A noter que, derrière l'huissier de justice et commissaire-priseur se cache un mélomane insatiable, pilier discret de la scène rock et métal malgache — ce qui, convenons-en, ne figure dans aucun manuel de procédure civile. C'est le rock qui l'a porté pendant les années de droit, littéralement. « À l'université, c'était ma botte secrète. Le rock m'offrait la concentration nécessaire pour réviser », se souvient-il. Aujourd'hui, entre les dossiers de saisie et les ventes aux enchères, il troque volontiers le marteau pour une dose de métal extrême. Thérapie, dit-il.

Son instrument à lui, c'est l'écoute — totale, immédiate, physique. Sa curiosité n'a pas de frontières de style : d'un riff saturé au groove du soukous, d'un tsapiky endiablé aux classiques du kaiamba. Un titre de Jérôme Randria comme Alina Paris ? « C'est un billet gratuit pour Paris. Je vois les images, je vis la scène, je voyage instantanément », balance-t-il, avec un grand sourire.

L'instantané, toujours. Jamais la partition. Et cette passion se vit à deux — lui et sa femme, binôme inséparable des scènes locales, quatre concerts par mois minimum. Leur résidence à Andohanimandroseza a accueilli des légendes comme Kiaka ou Green. Caricaturiste sous la signature Fally, il dessine avec le même instinct qu'il écoute : depuis le ventre, sans calcul.

Tatiana Randriamanakajasoa

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Pierrot Men : Le regard d'une vie

Lire

6 juillet 2026

Pierrot Men : Le regard d'une vie

À l'heure où les écrans débordent de couleurs saturées et d'images consommées en quelques secondes, Pierrot Men rappelle qu'une photographie peut enco...

Edito
no comment - Juillet, enfin !

Lire le magazine

Juillet, enfin !

Juillet est là. Et avec lui, cette douce illusion collective qu'on appelle « les vacances ». Douce pour certains, seulement. Parce que pendant que quelques chanceux plient bagages et filent vers les côtes, une bonne partie de Madagascar retient son souffle. Les bacheliers scrutent leur téléphone comme si les résultats allaient tomber par notification divine. Les étudiants enfilent leur première veste de stagiaire — bienvenue dans le monde réel, c'est moins glamour que prévu. Les parents, eux, découvrent avec une joie mitigée que des enfants à la maison toute la journée, c'est bruyant, c'est gourmand, et ça chamaille pour un rien. Quant aux entrepreneurs, ils ont flairé l'aubaine : juillet, c'est la saison des idées — et des chiffres à gonfler. Bref, les vacances, ce grand repos tant attendu, ressemblent pour beaucoup à un sprint déguisé en pause. Heureusement, nocomment est là. Ce mois-ci, on vous embarque à travers Madagascar — ses sorties, ses escales, ses bonnes adresses, ses cultures et ses petites merveilles qui ne font pas de bruit mais méritent qu'on en parle. Parce que s'évader, parfois, ça commence par une bonne lecture.

No comment Tv

Making of shooting mode – Juillet 2026 – NC 198

Retrouvez le making of shooting mode du no comment® magazine, édition juillet 2026 - NC 198
Prise de vue : GRACE HOUSE - Hotel Ivato 
Collaborations : Tanossi – Via Milano mg – HAYA Madagascar - Akomba Garment MG - Carambole 
Make up : Réalisé par Samchia 
Modèles : Lindsey, Raitra, Ny Avo, Sarobidy, Rina, Taniah, Tafita 
Photos : Andriamparany Ranaivozanany

Focus

Mondiale des services traiteurs

Elimination continental pour la Mondiale des services traiteurs

no comment - Mondiale des services traiteurs

Voir