
« Même longueur d'onde, zéro tabou, et surtout, un feeling qui ne s'achète pas. » Soa Mode n'a pas besoin d'une longue démonstration pour défendre son camp. Quand vient l'heure de boucler les valises, c'est avec les amis qu'elle part — pas par rejet de la famille, mais parce que la bande, c'est une autre énergie. À 25 ans, cette globe-trotteuse et créatrice de contenus digitaux officiellement basée à Tana a transformé le voyage en mode de vie. Quatre escapades par an, minimum. Toamasina, Sainte-Marie, Ampefy, Manakara — et son spot fétiche, Nosy Be, vers lequel ses valises penchent très souvent. Sur les réseaux, on la surnomme Madame Rentable. Parce qu'elle a craqué un code que beaucoup cherchent encore. « Entre amis, on est sur le même tempo. On est jeunes, adultes, on sait ce qu'on veut. Pas besoin de négocier trois heures pour savoir si on fait la sieste ou si on sort en boîte. Tout coule de source », dit-elle. Et quand elle parle d'aventure, elle ne rigole pas. Elle se souvient encore de cette excursion à Iranja, l'île aux tortues marines de Nosy Be.
C’étair tellement fascinant que Soa et sa bande en oublient l'heure. Le bateau est reparti sans eux. Mais ils n’ont même paniqué. « On s'est super bien démerdés, on a géré la nuit sur place et on est rentrés le lendemain, des souvenirs plein la tête », raconte-telle. Voilà exactement ce que l'esprit d'équipe produit — et que aucun séjour familial sous tension ne peut vraiment reproduire. Prochaine destination dans le viseur : Anakao. Le lagon du Sud n'attend plus qu'elle et sa clique.
Tatiana Randriamanakajasoa