Idylles abracadabrantes : Silence, ça aime
11 octobre 2025 // Arts de la scène // 3414 vues // Nc : 189

À Madagascar, le duo belge Mascha et Vincent a offert une parenthèse enchantée avec Idylles abracadabrantes. Un spectacle muet, drôle et tendre, où l’amour se dessine en gestes, en regards et en maladresses. Une bulle universelle, jouée aussi bien devant les enfants que les festivaliers.

Deux personnages, un homme et une femme, se croisent, s’apprivoisent, s’énervent, se séduisent. L’histoire pourrait paraître banale, mais chez Mascha et Vincent, elle prend des allures de poésie visuelle. Leur spectacle, « Idylles abracadabrantes », est une romance muette de 30 minutes où l’amour se dit autrement : par des gestes, des maladresses, des rires, des jonglages, des clowneries et des regards complices. Le public, qu’il soit enfant dans un orphelinat d’Ivato ou adulte assis dans un festival d’humour, se laisse happer par cette bulle tendre et comique, sans barrière de langue. « Nous voulons dépasser les frontières linguistiques. Les gestes sont plus parlants que les mots », explique Mascha, fondatrice de la compagnie Tiguidap. Et la mission est réussie, car les éclats de rire fusent, les sourires se dessinent, et chacun repart avec une petite dose de magie.

L’histoire de la pièce est aussi insolite que son titre. Elle est née en Chine. « Lors d’un voyage où l’on nous a demandé d’inventer un numéro à jouer le lendemain. En une nuit, Idylles abracadabrantes a vu le jour », raconte Vincent Paquot Rasquinet, jongleur et spécialiste de pyrotechnie. Depuis, la pièce a voyagé aux États-Unis, en Europe et maintenant à Madagascar, s’enrichissant à chaque étape de petites touches locales. « Un geste peut avoir un sens en Europe et en signifier un autre ailleurs. Nous adaptons toujours notre langage corporel pour être compris de tous », précisent-ils.

Invités au pays pour un mariage, les deux artistes belges n’ont pas résisté à l’envie de partager leur création. Leur agenda fut chargé : représentations dans des écoles de quartiers défavorisés, spectacles dans des orphelinats, mais aussi apparitions aux côtés d’humoristes malgaches sur scène. Une générosité artistique qui a touché autant que diverti.

Solofo Ranaivo

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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