GREY : Fusion grise
7 mai 2024 // Musique // 11093 vues // Nc : 172

Issu de la fusion de la poésie et de la musique rock/métal, le groupe Grey explore ce mariage de deux univers depuis 2020. Composé de Navalona, poétesse et chanteuse principale, JT à la guitare électrique, Mandrindra à la guitare basse, et Ny Aina à la batterie, le groupe mêle riffs, groove, spoken word et chant, créant ainsi un style original et unique.

Avant même de former le groupe, chaque membre avait déjà son propre univers musical. Navalona explique : « JT était plus orienté vers l’alternatif et le métal core, Ny Aina vers le métal core et death core, Mandrindra était plutôt influencé par le punk, et quant à moi, je m’adonnais au slam en écoutant du rap et du hip-hop ». En unissant leurs influences, ils ont donné naissance au nu métal. « Il y a des moments où je fais du spoken word, parfois je rap, parfois, je chante. C’est probablement aussi l’une des raisons pour lesquelles le groupe porte le nom de Grey, car si la musique avait une couleur, la nôtre ne serait ni trop noire ni trop blanche, mais plutôt entre les deux, d’où la couleur grise. Ce nom symbolise également notre union » ajoute-t-elle. En effet, les chansons de Grey abordent des thématiques sociales et interpersonnelles, ainsi que la nécessité d’ouvrir son esprit. « Nos textes sont très introspectifs » explique Navalona. « Il s’agit de se connaître soi-même en premier lieu ». Leur titre « Aza terena » (Ne forcez pas) évoque des relations sociales où l’on ne peut forcer les autres à partager nos visions ou nos rêves. Toutefois, Navalona révèle que leurs paroles sont aussi porteuses d’un message anti-système, dénonçant les injustices sociales et mettant en lumière les aspects négatifs de la société.

En tant qu’auteure, Navalona est responsable de l’écriture des paroles des chansons de Grey. Cependant, lors du processus de composition, tout le groupe contribue et échange des idées. À ce jour, le groupe compte déjà plus de quinze chansons originales. « Nous avons déjà eu plusieurs occasions de monter sur scène, comme à La City Ivandry en 2021. En 2022, nous avons donné un mini-concert à Ambohimiandra. En 2023, nous avons clôturé le premier festival de tatouage Havatse avec un concert ». Cette année, Grey a participé au concert solidaire ROXICOMANIA en février dernier au Kudeta. Depuis, le groupe a franchi une étape importante en étant contacté par Eddy Andrianarisoa de The Dizzy Brains, qui les a pris sous son aile. « Il nous a proposé un concert de lancement le 20 avril au Kudeta et nous avons rejoint la production ROXICOMANIA. De nombreux projets sont donc en cours, notamment la réalisation d’un EP ou d’un album, ainsi que l’organisation de concerts pour accroître notre visibilité ».

Malgré leur passion pour la musique, Grey fait face à la difficulté de concilier leur engagement artistique avec d’autres activités, notamment parce que la musique à Madagascar n’est pas encore très lucrative. Le groupe doit trouver un équilibre entre leur carrière musicale et leur vie personnelle. Par ailleurs, Grey demeure un groupe « underground ». « Nous recevons des retours positifs de ceux qui assistent à nos performances et ils reconnaissent notre originalité. Les critiques constructives nous aident également à progresser » partage Navalona. En bref, leur passion pour l’expression artistique, leur créativité et leur engagement font de Grey un groupe à suivre de très près.

Propos recueillis par  Cédric Ramandiamanana
Facebook : Grey

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Bred Madagasikara Banque Populaire : Un an de présence sur le marché

Lire

21 février 2026

Bred Madagasikara Banque Populaire : Un an de présence sur le marché

Bred Madagasikara Banque Populaire célèbre le premier anniversaire de son implantation à Madagascar, sous le slogan « 1 an à vos côtés ». L’établissem...

Edito
no comment - Prêt à offrir

Lire le magazine

Prêt à offrir

Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

No comment Tv

Interview - Dee Andriambelo - Février 2026 - NC 193

Découvrez 𝗗𝗲𝗲 𝗔𝗻𝗱𝗿𝗶𝗮𝗺𝗯𝗲𝗹𝗼, artiste musicienne, dans le 𝐧𝐨 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭® NC 193 - Février 2026
Présente dans plusieurs projets musicaux, elle enchaîne les concerts à travers l’île. Préparant son prochain show avec le groupe de death metal 669, elle accorde une interview à 𝐧𝐨 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭®.

Focus

"Taom-baovao" de l'IFM

"Taom-baovao" de l'IFM, le samedi 24 janvier

no comment - "Taom-baovao" de l'IFM

Voir