Aponga - Music & Drum School : Rythm & School
13 avril 2024 // Musique // 11743 vues // Nc : 171

Située à Ankorahotra, Aponga – Music & Drum School est une école qui enseigne tout ce qui concerne le rythme. En plus de la batterie et des percussions, elle propose également des cours de « Body percussion ». Fondée par Josia Rakotondravohitra, un musicien confirmé et professionnel, cette école existe depuis un an, proposant des méthodes adaptées à tous, que ce soit pour le plaisir, l’initiation musicale ou une carrière professionnelle.

Ouverte du mardi au samedi, de 8h à 17h, l’école propose deux types de cursus : le loisir, pour ceux qui veulent simplement découvrir et en faire un passe-temps, et le cursus junior, pour ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances sur les bases de la batterie, les techniques de frappe, le fonctionnement et bien d’autres. « Nous envisageons de développer une formation pour ceux qui veulent faire de la musique leur métier » ajoute Josia. Ce qui rend cette école unique, c’est sa méthode d’enseignement basée sur la « body percussion ». Selon Josia : « Il s’agit d’utiliser les sons naturels du corps (mains, pieds, poitrine, doigts, genoux) en utilisant des onomatopées ou des syllabes de la vie quotidienne ». Pour être plus clair, l’objectif est de développer l’attention, la mémoire, la créativité et la sensibilité dans un environnement ludique et collectif. « Cela offre une façon concrète de sensibiliser les élèves à l’écoute des autres. Ces méthodes sont adaptées à l’Afrique, où le sens du rythme prime sur la théorie musicale ».

Aponga – Music & Drum School accueille un large éventail de personnes, avec des élèves âgés de 5 à 65 ans. Elle en compte actuellement 55 inscrits, comprenant quelques filles. Les cours durent normalement trente minutes, mais les élèves peuvent rester plus longtemps s’ils souhaitent pratiquer davantage. D’ailleurs, les cours sont divisés en quatre catégories : individuels, en groupe, en ligne et à domicile. « À part moi, deux autres enseignants travaillent ici. Il n’y a pas d’enseignant attitré à un élève spécifique, car nous attachons une grande importance au suivi personnalisé de chaque élève de notre école » précise le fondateur. Pour lui, il est évident qu’il y a beaucoup de talents malgaches dans le domaine de la musique, mais les écoles de musique sont rares, et il existe un manque de structures pour les soutenir. En effet, de nombreux talents restent inexploités et les jeunes musiciens malgaches ont besoin d’une base solide, que Josia juge essentielle. « C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons ouvert cette école. Beaucoup de gens ont la fausse idée que la musique, en particulier la batterie, ne nécessite pas d’études ou d’apprentissage ». Pour appuyer cela, lui-même a suivi une formation pour les formateurs d’enseignants dans la région du Sud-Est de l’Afrique, avec la participation d’intervenants allemands pour le projet « Global Music Campus » en Tanzanie et en Afrique, pendant quelques années. « J’ai d’abord étudié l’informatique et travaillé en tant qu’informaticien, mais ma passion pour la musique a fini par prendre le dessus. En 2009, j’ai décidé de me lancer professionnellement dans le milieu ».

Actuellement, l’école travaille sur un projet de partenariat avec des universités ou des écoles privées à l’étranger, dans le but de permettre aux élèves de passer directement en deuxième année une fois là-bas, sans avoir à suivre de classe préparatoire ou de première année. « Ce projet n’est pas encore officiel mais nous avançons petit à petit » assure Josia. En plus de cela, l’un de ses projets est de créer un annuaire regroupant des batteurs pour les rendre plus visibles. Pour conclure, il ajoute : « Ce qui me passionne vraiment, c’est de partager mon talent et mon savoir-faire avec les enfants, les jeunes et les adultes, pour qu’il y ait une nouvelle génération de musiciens pleinement conscients de leurs compétences »

Propos recueillis par  Cedric Ramandiamanana
Contact : 038 98 879 35

Facebook : Aponga - Music & Drum School

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
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