Game Bin 2025 - Si près, et pourquoi si loin
21 décembre 2025 // Media & Add-0n // 1608 vues // Nc : 191

Il y a les gagnants des Game Awards, et il y a les autres. Et surtout ceux qu’on n’aurait aimé ne jamais avoir eu entre les mains. Parce que jouer n’est pas toujours un plaisir, il existe bien un anti-top des jeux de l’année. Mais si vous voulez vous faire du mal, prenez plaisir à tester ces perles. Et si votre jeu préféré s’y trouve, ne le prenez pas mal. Après tout, tous les goûts sont dans la nature. Demandez-vous tout de même pourquoi ils existent.

MindsEye
Ambition XXL, réception XXL… mais dans le mauvais sens. Une direction artistique et un monde qui en imposent, mais des missions au design daté, qui donnent l’impression de cocher des cases plutôt que d’inventer des situations mémorables. Ajoutez des soucis techniques (IA basique, optimisation capricieuse) et vous obtenez un blockbuster qui s’empêtre dès les premières heures. La critique a épinglé un jeu “rigide et monotone”, et l’après-lancement a viré au feuilleton social, avec une lettre ouverte d’employés dénonçant la gestion du projet. Bref, énorme potentiel, exécution qui sonne faux.

La Quimera
Un FPS latino-dystopique qui avait tout pour intriguer : exosquelettes, ambiance marquée, arsenal qui claque. Mais la sauce prend mal. Durée courte, contenu maigre, feeling de tir inégal et rythme haché. On a parfois l’impression d’un jeu PS2 re-skinné sous Unreal Engine 5. Sa note Metacritic, plutôt basse, reflète bien ce “presque” permanent. A savoir des idées, un cadre, mais pas assez de finition pour convaincre sur la longueur.

Dollhouse: Behind the Broken Mirror
Le pitch “horror-puzzle cinématographique” fait envie avec les miroirs brisés, les souvenirs déformés et l’atmosphère travaillée. En manette, ça manque de nerf. Les énigmes sont basiques aussi possible, la progression trop linéaire, les combats lourds quand ils s’invitent, et le rythme ne décolle jamais. Résultat, une ambiance réussie, mais le gameplay ne suit pas, et la peur retombe faute de montée en tension. On admire les intentions, on regrette l’exécution.

Captain Blood
Curiosité archéologique devenue sortie “moderne”, ce beat’em up de pirates fait sourire, mais tout respire un autre âge. Comme capsule temporelle, c’est amusant. Comme jeu 2025 vendu plein pot, ça pique. Plusieurs tests soulignent un cœur de jeu répétitif et un vernis sonore et technique peu soigné. De la nostalgie, oui, mais trop d’angles vifs pour se hisser au-delà du statut de relique.

Star Wars Episode I: Jedi Power Battles (remaster)
Le retour d’un classique de 2000, lustré pour machines actuelles. Problème, la plateforme au millimètre d’alors pardonne moins aujourd’hui, et le lissage reste timide. Le remaster rappelle le fun coop d’époque… ainsi que ses imprécisions et ses pics de difficulté parfois injustes. Sorti fin janvier, il a réveillé la nostalgie sans vraiment moderniser la prise en main. Recommandable aux curieux, mais frustrant pour un public 2025 en quête de confort et de fluidité. C’est à se poser des questions sur les intentions du studio.

Eymeric Radilofe

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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