Dragon Ball Z : Kakarot
13 janvier 2020 // Media & Add-0n // 9792 vues // Nc : 120

Si aujourd’hui on a du mal à détacher Dragon Ball du «versus fighting» (jeu de combat), il fut un temps où la licence explorait bien d’autres genres du jeu vidéo. C’est aujourd’hui ce que nous rappelle Bandai Namco.

Avec FighterZ au sommet des jeux de combat et Legends en croisade du côté mobile, la licence Dragon Ball n’est pas prête à céder une parcelle de terrain dans le monde du jeu vidéo. Après des années, le célèbre manga écrit par Akira Toriyama continue de ravir les générations successives, et la folie Son Goku démarre une nouvelle aventure avec Dragon Ball Z: Kakarot, le dernier né de l’univers des Saiyan (pour les incultes : race de combattants d’apparence humaine et dotés d’une queue de singe, NDLR). Matériau d’origine oblige, on a bien entendu droit à de la bagarre, mais cette fois-ci en action-RPG, un genre que le manga avait délaissé depuis l’excellent L’Héritage de Goku 2 en 2003 (effacez vite Sagas de votre mémoire).

Ainsi, contrairement à FighterZ qui se base avant tout sur le combat, l’histoire est au cœur de DBZ Kakarot. Et c’est le premier argument de vente de ce nouveau venu, puisqu’il ne reprend pas uniquement le manga d’origine. Comme tout RPG, le jeu possèdedes quêtes secondaires, et Toriyama en personne a supervisé leur écriture. En d’autres termes, non seulement elles offrent un background intéressant à l’univers, mais en plus elles sont canons. Ce qui est suffisant pour tout fan digne de ce nom pour faire chauffer la carte bancaire sans regarder l’addition.

Mais qui dit jeu, dit aussi jouer, et donc gameplay. Et le premier aspect qui saute aux yeux pour un RPG sorti en 2020, c’est que le monde n’est pas ouvert. Il est possible de s’y balader, mais avec des déplacements limités. Les développeurs ont d’ailleurs confié qu’il s’agit avant tout de respecter l’histoire d’origine. Un open world permettrait de s’en écarter en allant d’une quête à l’autre en toute liberté, ce qui ne rendrait donc pas honneur au fil conducteur du scénario. Si on peut la critiquer, cette décision montre l’importance que donnent les japonais aux auteurs d’une œuvre, et force le respect.Concernant le système de combat, que les fans se rassurent. Il ne s’agit pas de tour par tour comme un RPG traditionnel, mais bien de la bonne baston facile au premier regard et qui prend du temps à être pleinement maîtrisée. Ce n’est clairement pas pour cette raison qu’on se rappellera de DBZ Kakarot, mais pour l’ensemble. Cette nouvelle exploration d’un aspect oublié de la série n’en reste pas moins intéressante, en reprenant des éléments connus comme les affrontements plus ou moins traditionnels, et le côté jeu de rôle dépaysant dans une licence surtout connue pour un genre.

Date de sortie : 17 janvier 2020
Éditeur / Développeur : Bandai Namco / CyberConnect2
Genre : Action-RPG
Plateforme : PC / PS4 / Xbox One
Note : 8/10

Propos recueillis par  Eymeric Radilofe

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
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