Dragon Ball Z : Kakarot
13 janvier 2020 // Media & Add-0n // 10263 vues // Nc : 120

Si aujourd’hui on a du mal à détacher Dragon Ball du «versus fighting» (jeu de combat), il fut un temps où la licence explorait bien d’autres genres du jeu vidéo. C’est aujourd’hui ce que nous rappelle Bandai Namco.

Avec FighterZ au sommet des jeux de combat et Legends en croisade du côté mobile, la licence Dragon Ball n’est pas prête à céder une parcelle de terrain dans le monde du jeu vidéo. Après des années, le célèbre manga écrit par Akira Toriyama continue de ravir les générations successives, et la folie Son Goku démarre une nouvelle aventure avec Dragon Ball Z: Kakarot, le dernier né de l’univers des Saiyan (pour les incultes : race de combattants d’apparence humaine et dotés d’une queue de singe, NDLR). Matériau d’origine oblige, on a bien entendu droit à de la bagarre, mais cette fois-ci en action-RPG, un genre que le manga avait délaissé depuis l’excellent L’Héritage de Goku 2 en 2003 (effacez vite Sagas de votre mémoire).

Ainsi, contrairement à FighterZ qui se base avant tout sur le combat, l’histoire est au cœur de DBZ Kakarot. Et c’est le premier argument de vente de ce nouveau venu, puisqu’il ne reprend pas uniquement le manga d’origine. Comme tout RPG, le jeu possèdedes quêtes secondaires, et Toriyama en personne a supervisé leur écriture. En d’autres termes, non seulement elles offrent un background intéressant à l’univers, mais en plus elles sont canons. Ce qui est suffisant pour tout fan digne de ce nom pour faire chauffer la carte bancaire sans regarder l’addition.

Mais qui dit jeu, dit aussi jouer, et donc gameplay. Et le premier aspect qui saute aux yeux pour un RPG sorti en 2020, c’est que le monde n’est pas ouvert. Il est possible de s’y balader, mais avec des déplacements limités. Les développeurs ont d’ailleurs confié qu’il s’agit avant tout de respecter l’histoire d’origine. Un open world permettrait de s’en écarter en allant d’une quête à l’autre en toute liberté, ce qui ne rendrait donc pas honneur au fil conducteur du scénario. Si on peut la critiquer, cette décision montre l’importance que donnent les japonais aux auteurs d’une œuvre, et force le respect.Concernant le système de combat, que les fans se rassurent. Il ne s’agit pas de tour par tour comme un RPG traditionnel, mais bien de la bonne baston facile au premier regard et qui prend du temps à être pleinement maîtrisée. Ce n’est clairement pas pour cette raison qu’on se rappellera de DBZ Kakarot, mais pour l’ensemble. Cette nouvelle exploration d’un aspect oublié de la série n’en reste pas moins intéressante, en reprenant des éléments connus comme les affrontements plus ou moins traditionnels, et le côté jeu de rôle dépaysant dans une licence surtout connue pour un genre.

Date de sortie : 17 janvier 2020
Éditeur / Développeur : Bandai Namco / CyberConnect2
Genre : Action-RPG
Plateforme : PC / PS4 / Xbox One
Note : 8/10

Propos recueillis par  Eymeric Radilofe

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Rap francophone : Gazo et La Fouine se partagent le Stade Barea

Lire

16 mars 2026

Rap francophone : Gazo et La Fouine se partagent le Stade Barea

Le rap francophone s’apprête à faire vibrer Antananarivo. Le 10 avril prochain, le Stade Barea Mahamasina accueillera une affiche qui réunit deux figu...

Edito
no comment - Conte de fake

Lire le magazine

Conte de fake

Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

No comment Tv

Interview - ILLICIT SOUL - Février 2026 - NC 193

Découvrez ILLICIT SOUL, groupe de musique, dans le no comment® NC 193 - février 2026.
Depuis 2024, Meji, Fat Killah, HMan, trois producteurs de musique, font tourner Illicit Soul comme on ferait tourner un vinyle rare. Un crew avec le flair pour dénicher les talents malgaches, une idée forte, presque clandestine, et un concept sans équivalent. Un goût de Rhum Vanille, corsé mais maîtrisé.

Focus

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada, le samedi 21 et dimanche 22 février au Tana Water Front

no comment - Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Voir