DJ Amaroula : Le roi du Sakuba
8 mai 2024 // Musique // 10014 vues // Nc : 172

Originaire de Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, DJ Amaroula fait partie des nominés dans la catégorie Meilleur Music DJ Africain de l’Afro Mada Music Awards qui se tiendra à Madagascar, les 1er et 2 juin prochains. Connu pour son style le Sakuba, DJ Amaroula fait danser les nuits africaines et bientôt malgaches.

Auteur, compositeur, interprète, chanteur et danseur-chorégraphe, DJ Amaroula tient son nom de la liqueur crémeuse Amarula, il est reconnu pour sa musique et sa danse enivrantes. Il débute sa carrière en 2007 en travaillant comme DJ dans les boîtes de nuit kinoises comme le Tunnel ou le Klubb. En 2010, il enregistre son premier single intitulé « La Banane » qui lui permettra de se propulser dans le milieu musical en RDC et de toucher un large public. Au fil du temps, il enchaîne les collaborations et les singles. En 2017, il devient l’ambassadeur de l’ONG Mukaji qui milite pour l’épanouissement des jeunes filles, des orphelins, la prise en charge des personnes du troisième âge et la protection de l’environnement. En décembre 2018, son cinquième single « Likolo » est un autre véritable succès qui confirme sa puissance dans le monde du DJing. Un single remixé avec la star camerounaise Ténor en 2022.

Vos débuts dans la musique ?
J’ai commencé la musique tout jeune, en secondaire à l’école durant les journées culturelles. Et le Djing, en 2005. C’était une manière de chercher un boulot pour me payer l’université. Mais je suis devenu un passionné jusqu’à maintenant et j’ai pu imposer mon nom en tant que meilleur DJ en Afrique Centrale, en RDC. Comme on dit « DJ Amaroula, leader maximum. »

Parlez-nous de votre style, le Sakouba ?
Le Sakouba, c’est un style que j’ai créé qui vient de la musique congolaise, le Ndombolo mélangé à du coupé décalé et de la rumba. Depuis que j’ai commencé à faire des chansons, c’est mon premier single « La Banane » qui m’a permis d’imposer ce style-là. À l’époque, j’étais influencé par mon défunt ami, DJ Arafat. Sinon, quand vous entendez mon cinquième single « Likolo », c’est du pur congolais.

Votre séjour à Madagascar ?  
Je suis excité de savoir que je suis à Madagascar actuellement pour présenter un grand spectacle. Pour vous faire découvrir DJ Amaroula, les chorégraphies et la musique que je produits. C’est un réel plaisir et une opportunité de se faire connaître encore plus. Et je pense que je gagnerais ce trophée ! Je ne connais pas trop la musique malgache, mais je suis là pour la découvrir, c’est quelque chose de nouveau. On est toujours là pour apprendre.

Propos recueillis par Aina Zo Raberanto
Facebook : djamaroulaofficiel  / Afro Mada Music Awards

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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