A.J. « Les révolutionnaires m’inspirent »
4 août 2022 // Arts Plastiques // 6167 vues // Nc : 151

A.J. a toujours baigné dans les arts de rue. Très jeune, il a été bercé par la culture hip-hop en commençant par des compositions de textes de rap. Conscient que la culture peut se découvrir de plusieurs façons, il créé l’association culturelle Youth’nity, active dans l’organisation de festivals de reggae, notamment le Fianar Reggae Festival, et d’expositions d’art visuel. Parti des tags, il commence la peinture en 2018, en pur autodidacte. « La peinture m’a permis de m’évader et de mieux exprimer mon ressenti. Je suis un artiste engagé, inspiré par les révolutionnaires de ce monde comme Ratsimandrava, Vahombëy, Marcus Garvey… À travers mes fresques, je pointe les inégalités socio-culturelles et tout ce qui nous entrave. » Dans son tableau intitulé Face cachée, il évoque l’inégalité des rapports hommes-femmes, une de ses sources d’inspiration. « Ce tableau représente différentes femmes dans différents domaines de vie. Les femmes de pouvoir contrastent avec les femmes des campagnes, quotidiennement à la peine. Il y a aussi les femmes qui se font de l'argent par tous les moyens pour échapper à la misère, ou encore les femmes soumises par respect de la tradition. Bien que les différences sautent aux yeux, elles restent néanmoins des femmes partout où elles se trouvent. » A.J. se considère comme un artiste urbain, utilisant plusieurs techniques et supports comme le collage, le pochoir, le graffiti. « Mes œuvres sont caractérisées par une touche très urbaine. Le mélange d’abstrait et de graffiti en fond marque le désordre actuel d’une société sans repère. » A.J. prépare une exposition pour le mois de décembre. En parallèle, il organise des événements culturels à Antsiranana, notamment au centre culturel 1900 Urban  Space.


Aina Zo Raberanto

Capitalisme
Support : bois recyclé - Technique : mixte
136 cm x 51 cm
Homme sage
Hommage à Vahombëy Support sur bois recyclé.
No story
«Qui a raison, qui a tort ? La réalité peut être une fiction.»
60 cm x 60 cm
Support sur bois recyclé - Technique : mixte.
Demi-Graff
«Avant d’être une œuvre nous passons par une phase de création.»
60 cm x 60 cm
Support sur toile – Technique : mixte.
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Exister en malgache

Juin à Madagascar, c'est un mois qui déborde. La langue, l'enfant, l'indépendance — trois célébrations bousculées dans trente jours, comme si le calendrier avait, lui aussi, quelque chose à dire. Et si ce n'était pas un hasard ? Ces trois commémorations racontent, au fond, la même histoire : celle d'un peuple qui cherche, depuis 1960, à exister pleinement sur ses propres termes. Pas seulement dans les discours officiels et les défilés — dans la vie réelle, quotidienne, celle qui se joue désormais aussi sur un écran.Car le vrai terrain de la souveraineté culturelle s'est déplacé. Il est numérique, algorithmique, et aussi impitoyable. Une langue absente du web est une langue que le monde n'entend pas — et qu'il finit par oublier. Le malgache, parlé par trente millions de personnes, riche d'une histoire linguistique qui traverse les siècles et trois océans, mérite mieux que l'invisibilité numérique. L'initiative Wikiteny — atelier consacré à l'enrichissement des contenus en malgache sur internet — est allée dans ce sens. Ce type d'initiative doit être multiplié, amplifié, soutenu. Sans attendre.C'est là, précisément, que la langue rejoint l'économie. Une identité qui ne se raconte pas, c'est une culture qui ne se monétise pas — un savoir-faire qui reste sans vitrine. Madagascar exporte sa vanille, ses textiles, sa biodiversité unique. Mais que fait-on de l'autre richesse, l'immatérielle, celle qui ne figure dans aucune balance commerciale et qui, pourtant, vaut de l'or ? Soixante-quatre ans après l'indépendance, la vraie souveraineté se joue peut-être là : dans la capacité à dire qui nous sommes, en malgache — et à faire en sorte que le monde l'entende. Haut et fort.Solofo Ranaivo

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Collaborations : Tanossi – Via Milano mg – HAYA Madagascar - AKOMBA GARMENT MG - CARAMBOLE
Make up : Réalisé par Samchia
Modèles : Elianah, Eyevan, Diamondra, Sitraka, Endrikaja, Mitia, Taniah, Tafita
Photos : Andriamparany Ranaivozanany

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