Top news 2021 : tarte aux pommes et pomme d’antan
12 janvier 2022 // Media & Add-0n // 8388 vues // Nc : 144

Fin d’année mitigée pour le gaming qui subit toujours le contrecoup de la pandémie. On a eu à boire et à manger, mais surtout des infos en demi-teinte qui nous ont fait rire… ou pleurer.

Remakes / remasters : en voulez-vous, en revoilà !

« La old school, il n’y a pas plus cool », disait un influenceur. Pour le meilleur et pour le pire, les remakes et remasters sont au cœur de l’actualité vidéoludique. On pense à Final Fantasy VII, dont le statut de jeu culte sur la première PlayStation n’est plus à prouver. Sa version remake est aujourd’hui un jeu épisodique qui s’est émancipé de son aîné et a dépassé les limitations de l’ancienne ère pour raconter une toute nouvelle histoire. Et comme dans tout domaine, on n’a droit qu’à deux joyaux pour trois tonnes de boues autour. La GTA Trilogy en est le parfait exemple :  un raté total de cette fin d’année, qui n’aura eu que le mérite d’exister. Une édition que certains qualifient de bâclée, qui traduit bien le problème de cette mode : la surcharge de remakes-remasters conduit à un travail fait à la va-vite, uniquement pour répondre à la demande. Parce que les annonces, ce n’est pas ça qui manque. Myst, Dead Space, Prince of Persia, Pokémon 4G (dont on parlera rapidement plus bas), un RPG (Role-playing game) culte Playstation qui reste encore à annoncer, et même The Last of Us qui n’est pas si vieux que ça… La liste est longue, et l’on n’aurait pas de tout le magazine pour énumérer ce que les fans espèrent encore. Le temps est peut-être venu de se dire qu’il faudra ralentir la cadence au niveau dépoussiérage.

Pokémon : 25 ans de chasse

De la révélation de la collaboration avec Katy Perry le 13 janvier, à la sortie de Pokémon 25 : The Album avec Post Malone, Katy Perry, Vince Staples, Cyn, Zhu, Mabel, Louane, Tierra Whack, Lil Yachty, Jax Jones, et J Balvin le 15 octobre, les 25 ans de Pokémon ont pris d’assaut l’année 2021et n’ont laissé aucun répit aux fans des monstres de poche. Au-delà des multiples sorties avec Pokémon Unite, New Pokémon Snap et les remakes de la 4e génération, les autres itérations de la licence ont aussi été gâtées que les jeux vidéo. Entre les séries et film d’animation, et les produits du jeu de cartes de la gamme célébration dont certains aujourd’hui se vendent à plusieurs centaines d’euros l’unité, 2021 a prouvé au monde que The Pokémon Company n’était pas fini. Mieux encore, l’entreprise ne s’est jamais aussi bien portée, puisque malgré les critiques des joueurs sur le manque d’initiatives et d’idées neuves, les ventes des remakes 4G très critiqués ont même dépassé le cador FIFA 22. au milieu compétitif qui en a pâti. Comme quoi, le malheur des uns fait le bonheur des autres.

Apple : le parrain caché du gaming

Là où la société à la pomme fait l’unanimité (en tout cas auprès des tech reviewers), c’est la qualité déplorable du gaming sur ses machines, selon l’adage bien connu :  « On n’achète pas un Mac pour jouer ». Alors l’information qui a été révélée au public en fin d’année 2021 a eu de quoi en choquer plus d’un. Il se trouve qu’Apple gagne plus d’argent que Microsoft, Sony, Nintendo et Activision réunis sur les jeux vidéo ! Selon les données récoltées, ce sont 45 milliards de dollars que les utilisateurs des iPhone et iPad ont dépensé dans les jeux mobiles. Avec la taxe qu’Apple prélève sur les éditeurs, l’entreprise a pu récupérer 13,5 milliards de dollars sur ces ventes. En 2019, les achats intégrés dans les jeux lui avaient rapporté 8,5 milliards d’euros, ce qui est bien supérieur aux 2 milliards de profits cumulés par Microsoft, Sony, Nintendo et Activision. Un coup de froid pour les Apple haters.


Eymeric Radilofe

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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