Aprinty : Tote et tout
26 octobre 2025 // Mode & Design // 3868 vues // Nc : 189

Quand Olivier Andrianahary lance Aprinty début 2025, il pense corporate : tote bags calibrés pour packagings et cadeaux d’affaires. Mais ce sont les particuliers, surtout les jeunes, qui ont raflé la mise. Plus question d’y trimballer des pains : le tote est devenu une identité à portée de main.

Mangas, versets bibliques, petites phrases d’auto-motivation (« you are beautiful »), jusqu’aux lyrics de leur dernier crush musical : les clients d’Aprinty n’ont peur de rien. Certains scrollent Pinterest comme on feuillette un moodboard de vie, puis exigent que l’image choisie devienne portable. D’autres vont plus loin : pourquoi se contenter d’un dessin quand on peut s’afficher soi-même ? Oui, certains se promènent carrément avec leur propre photo imprimée en plein format sur le sac. À côté, les modèles « bestfriend » imaginés par Olivier Andrianahary font presque sages. « Les sacs bestfriend n’ont pas tellement marché, ce qui fonctionne, c’est quand on écoute ce qu’ils ont à dire, ce qu’ils veulent exprimer », reconnaît-il. En clair : plus c’est personnel, plus ça cartonne.

Ce besoin d’unicité n’a rien de neuf : les sacs des grandes maisons l’exploitent depuis toujours. Un Birkin de Hermès glisse à l’oreille : « je fréquente les bons cercles et je suis rare ». Un Chanel 2.55 insinue : « mon goût est une lignée intemporelle, pas une tendance ». Un Dior Saddle, lui, hurle presque : « j’assume mon excentricité pop ». Derrière ces voix se cachent du cuir de crocodile ou d’agneau, des chaînes en métal précieux et surtout des dizaines d’heures d’atelier pour chaque pièce.

Mais là où ces icônes reposent sur des peaux rares et un artisanat d’orfèvre, le tote revendique la même affirmation de soi… en lamba soga, imprimé DTF, à peine assez costaud pour survivre à une machine à repasser. Résultat : un manifeste personnel à 14 000–16 000 ariary (version avec fermeture), accessible même aux étudiants. « Ils n’ont pas les moyens d’acheter beaucoup, ils préfèrent une pièce unique faite juste pour soi. »

Mpihary Razafindrabezandrina

Facebook : Aprinty

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